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PITA veut mettre l’ordre dans le désordre

Publié le mercredi 10 février 2021, par Gabinho

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la communication récadre les médias privés, ce fut hier mardi lors de la rencontre d’échanges tenue entre cette dernière et les responsables des organisations sur les fondements déontologiques et éthiques du journalisme.
Ces derniers temps, les médias privés subissent des pénalités arbitraires tout en étant dans leur rôle de lanceur d’alerte. Toutefois, ce rôle, selon les responsables de la HAAC , conduit les hommes de médias privés à se croire Intouchables tout en faisant de la presse togolaise un lieu de désordre. Sur ce, la HAAC s’engage à soumettre tous les hommes de médias privés au respect des règles de déontologie et de l’éthique.
« Nous devons reconnaître que notre profession va mal, elle est en crise. La récréation est terminée. Certains journalistes doivent cesser de se considérer comme des intouchables qui ont le droit de piétiner impunément les règles du métier », a indexé Pitalounani Telou, président de la HAAC.
Et d’ajouter, « Nous sommes inquiets parce que nous avons constaté que depuis la dépénalisation des délits de presse, il y a un laisser-aller qui s’est installé dans la profession. Nous avons constaté que certains journalistes sont devenus des intouchables, des activistes politiques, qui diffusent de fausses nouvelles ou qui les inventent tout simplement. Aucun respect des règles de déontologie et d’éthique de notre profession. Tout se passe comme si le journaliste était au-dessus de toutes les lois dans ce pays. Ce n’est pas normal qu’une certaine catégorie de journalistes se croit tout permis dans ce pays ».
Dans la foulée, Pitalounani Telou a rappelé aux confrères journalistes que la HAAC n’a pas seulement devoir à protéger la liberté de presse.
« Ce n’est pas la peine de venir tout le temps ici pour nous dire que vous n’êtes pas contents. Nous aussi, nous ne sommes pas contents de vous, parce que vous ne faites pas votre travail. Si vous le faisiez, je pense que nous ne serions pas à ce niveau. Vous ne pouvez pas seulement penser que la HAAC doit seulement protéger la liberté de la presse et laisser l’autre côté », a-t-il indiqué.
Tout porte à croire que la HAAC veut mettre les points sur les i dans la presse togolaise qu’elle trouve mal au point.

Severin A.