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Par le projet DCPFB, les femmes du FTODE sont sauvées

Publié le jeudi 25 mars 2021, par Gabinho

Une étude socio-économique a été faite par l’ONG Programme d’Appui à la Société civile pour un Développement Intégré à la Base ( PASDIB) appuyé par le CORAF (Conseil Ouest et Centre Africain pour le Développement) de 2014 à 2017. C’est à l’issue du résultat de cette étude qu’il s’avère opportun de soutenir les paysans et paysannes des régions des savanes plus précisément des groupements de femmes de Bombouaka dans la promotion de ces filières agricoles. En plus des avantages économiques, ces oléagineux jouent un rôle fondamental dans la fertilité des sols. Une année de culture de soja ou de sésame équivaut à une jachère de 5 ans environ. Les femmes de la préfecture de Tandjouare se sont vues réconfortées avec le lancement du Projet de « Développement des Capacités de Production des Femmes du canton de Bombouaka » (DCPFB) ; un projet initié par l’ONG Programme d’Appui à la Société civile pour un Développement Intégré à la Base (PASDIB) avec l’appui financier du Programme de micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM) pour une durée de 24 mois. Il consiste à développer les capacités de production de 150 des Femmes de Tandjouare Organisées pour le Développement Economique (FTODE) membres de 10 groupements dont 15 femmes par groupement productrices d’arachide, de sésame et de soja. Il s’agira de promouvoir la culture écologique à travers l’utilisation des intrants naturels (des fientes d’animaux, des compostes végétaux) et les techniques culturales adaptées au milieu agro écologique de Bombouaka. Pour ce faire, au cours de cette première année, 90 femmes membres de 6 groupements s’organiseront autours de trois champs-écoles pour apprendre et échanger les bonnes pratiques culturales. Les 60 femmes restantes feront la même chose la deuxième année autour de 2 autres champs-écoles. En plus de cette phase d’apprentissage culturale, elles seront dotées de deux décortiqueuses d’arachide et de sésame. Elles seront accompagnées pour la recherche de marchés et la transformation locale des produits en produits semis fini consommés localement.
Dans son discours de circonstance, la directrice de l’ONG PASDIB, Madame KPOGAN Afi Edi épouse SABIBA relève « qu’au Togo, la filière des oléagineux est la plus négligée vue qu’elle ne figure pas dans les produits de rente tel que le coton, le café, et cacao. Or, ce sont des cultures porteuses qui facilitent la subsistance des femmes et aussi des hommes confrontés souvent aux problèmes d’accès à la terre. Avec la culture d’arachide, du sésame et du soja, une petite portion bien aménagée peut rapporter des moyens financiers suffisants, et en plus, ces oléagineux sont produits et transformés sur place par des femmes ».
La cérémonie de lancement a eu lieu ce mercredi 24 mars à Bomboaka (Tandjouare) ; et c’est le secrétaire général de la préfecture de Tandjouare, M. MIBARO Jean Tchablina qui a présidé le lancement ; il n’a pas manqué bien avant le lancement de féliciter le projet et ses objectifs très exhaustifs qui viennent donner un grand soulagement aux femmes de la préfecture de Tandjouare qui vont désormais targuer leurs produits agricoles qu’elles mettent à la disposition des consommateurs de la région et d’ailleurs. Pour le secrétaire général, ce projet va également faire une grande promotion des fientes des animaux dans la production écologique et aussi va aider les femmes des dix groupements à aller vers une autonomie financière pour enfin parler de l’amélioration de leurs conditions de vie.
V.G.(T228)