Infos Togo Ouverture du dialogue inter-togolais

Nana Akufo Addo, le médiateur : « Nous sommes venus assister à un dialogue qui va prendre en compte le peuple togolais et ses intérêts, pour aboutir à un Etat démocratique »

Publié le lundi 19 février 2018, par

C’est parti depuis ce matin pour le 27ème dialogue politique au Togo. Présent à Lomé depuis hier dimanche en soirée, le président ghanéen, Nana Akufo Addo, médiateur dans la crise togolaise, a ouvert les travaux de ce dialogue qui a lieu à l’hôtel 2 Février de Lomé. Pour ses mots à l’endroit des différents acteurs politiques togolais et surtout des 14 délégués qui prendront activement part aux discussions selon la feuille de route tracée et signée des parties hier dimanche, le président ghanéen s’est voulu ferme sur ce qui sera sa facilitation dans ces discussions inter-togolais et ce qu’il entend obtenir comme résultat. « …Je ne suis pas Togolais et donc je ne peux pas prendre position dans cette affaire. Je peux seulement assister, apporter mon effort dans la recherche d’une solution durable pour votre pays… Je suis ici parce que je suis un ami, un frère, je suis Ghanéen. Ça veut dire qu’on est impliqué dans les affaires de votre pays comme vous vous êtes impliqués dans les affaires du Ghana », ce sont là des termes clairs utilisés par le médiateur pour situer les uns et les autres.

Aussi, a ajouté M. Addo, « nous sommes venus ici pour assister à un dialogue qui va prendre en compte le peuple togolais et ses intérêts, pour aboutir à un Etat démocratique, un Etat de droit, un Etat ouvert qui permette au peuple de s’exprimer librement et de choisir ses dirigeants d’une manière transparente et libre. C’est ça le défi de notre génération en Afrique et c’est important que nous les dirigeants arrivions à résoudre les problèmes de nos Etats nous-mêmes parce que c’est ça qui va permettre le progrès et le bien être de nos populations ».

Ce sont là des mots qui situent plus d’uns sur le travail qui sera fait durant les 10 jours pour permettre au pays de se lancer aussi bien politiquement, démocratiquement qu’économiquement.

Les 14 délégués (7 de l’opposition et 7 du pouvoir), auront à éplucher les points à l’ordre du jour des discussions. Il s’agit de :

- Rétablissement de la constitution de 1992,
- Implication du rétablissent de la constitution de 1992,
- Transition,
- Organisation du référendum portant révision de la constitution de 1992,
- Cadre du dialogue,
- participation du gouvernement au dialogue,
- "Inclusivité" (sic) du dialogue ;
- Réformes constitutionnelles
- Réformes électorales
- Etat de droit et situation humanitaire
- Mécanisme de mise en œuvre et suivi

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