Infos Togo Précarité et refus de manifester la bonne foi pour d’éventuelles solutions

Mouvement d’humeur de 5 jours des travailleurs de la société chinoise CRBC à compter de ce Lundi

Publié le lundi 5 mars 2018, par

Sauf décision contraire à la dernière minute, les travailleurs de la société chinoise, la CRBC (Chinese Road and Bridge Corporation) au Togo, démarrent cinq jours de grève à compter de ce lundi 05 Mars 2018. C’est ce que renseigne un communiqué du MMLK (Mouvement Martin Luther King) du Pasteur Edoh Komi. « Excédés par la précarité de leur situation et face au refus catégorique des responsables de la CRBC et des cabinets GRH et NOVASPACE de manifester la bonne foi pour d’éventuelles solutions, les travailleurs de CRBC à travers le Syndicat des Ouvriers, Employés et Cadres des Travaux publics et Bâtiments (SOECTRAB) ont décidé de manifester du 5 au 9 mars 2018 au siège de la CRBC, au cabinet GRH CONSULT, à NOVASPACE, à la base de Zanguéra et à la carrière de Agbélouvé ».

Ces travailleurs entendent réclamer par cette manifestation de cinq jours, « la libération des deux travailleurs incarcérés à la prison civile de Lomé », « la réintégration des milliers de travailleurs licenciés abusivement et injustement », « la revue à la hausse des taux horaires et leur normalisation conformément à la législation togolaise en vigueur », « le payement des indemnités de déplacement et de logement aux personnes affectées de Lomé vers les autres chantiers », « la cessation des actes de menaces, de brutalité et d’intimidation dont souvent les travailleurs » et « la rupture du contrat avec les cabinets GRH et NOVASPACE ».

Sollicité à soutenir les travailleurs dans leur mouvement, le MMLK a jeté un regard sur la situation de ces derniers. « Les travailleurs Togolais dans les sociétés des expatriés en général et les Chinois en particulier à la CRBC, n’en finissent pas avec leurs peines (misère, exploitation humaine, menaces, humiliation, sévices corporelles) devant le regard complice des autorités qui se muent dans un silence inadmissible livrant ainsi les citoyens à la méchanceté et à la cruauté des néocolonisateurs. Malgré les dénonciations tous azimuts, les conditions de vie et de travail de nos compatriotes ne sont guère améliorés et les traitements inhumains et rétrogrades font toujours la loi et ont droit de cité sur tous les chantiers Chinois », c’est ce que constate dans un premier temps ce mouvement avant de poursuivre, « plus de cinq ans après, les minables taux horaires de salaires imposés manu militari par le tristement célèbre cabinet GRH-CONSULT sous la sulfureuse dame BAMAZI, n’ont bougé d’un iota et sont en contraste avec la législation togolaise donnant ainsi lieu à des contrats de travail imaginaires et anormaux. Ne pouvant plus supporter les caprices et les comportements controversés des Chinois, les travailleurs ont procédé mois dernier à des manifestations de protestations contre la tyrannie, l’arbitraire et l’injustice levant leur voix pour exiger la réparation des torts et le respect de leurs droits conventionnels et constitutionnels. Malheureusement, ils ont été agressés, violentés, brutalisés et blessés par les forces de sécurité qui ont fait usage de forces et de gaz lacrymogènes. Deux travailleurs ont été arrêtés et séjournent encore à la prison civile de Lomé. Aussi, plus d’une centaine ont ils été licenciés pour avoir réclamé leurs droits bafoués et violés ».

Il en appelle dès lors « les autorités à faire respecter les droits des compatriotes en améliorant leurs conditions de travail et de vie ».
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