Infos Togo La C14 annonce des manifestations massives et adressent un message au chef de la délégation du parti au pouvoir

Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson : « Nous voulons rassurer M. Bawara que le train dans lequel il veut nous emmener n’arrivera pas à bon port »

Publié le mercredi 12 septembre 2018, par Gabinho

A peine les membres du Comité de suivi de la feuille de CEDEAO soient repartis de Lomé au terme des deux jours de leur première réunion avec les protagonistes de la crise togolaise que la C14 décide de se lancer dans des manifestations qualifiées de massive. En conférence de presse ce jour, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et ses collègues de cette coalition des partis de l’opposition togolaise, ont annoncé « entreprendre d’informer les populations, en vue des prochaines manifestations massives à Lomé et à l’intérieur du pays. Il s’agira de manifestations nationales ». D’après la coordinatrice de la C14, les dates de ces manifestations d’envergure promises seront connues dès la semaine prochaine.

Profitant de l’occasion de cette rencontre avec les hommes de médias, ils ont relevé par rapport au communiqué final de la réunion des 10 et 11 Septembre 2018 que « au total, les Togolais sont restés sur leur soif. Il y a même une tentative de démobiliser les populations pour leur faire croire que la lutte est perdue. Nous voulons rassurer les populations que la lutte n’est pas perdue et que la Coalition continuera à rester ferme ».
Et à l’endroit du chef de la délégation du parti au pouvoir UNIR, à ces discussions, la C14 formule cette assurance, « nous voulons rassurer M. Bawara que le train dans lequel il veut nous emmener n’arrivera pas à bon port. Nous sommes fermes. La lutte togolaise ne peut être perdue. C’est une lutte pour la survie. On nous suffisamment berné. Ça suffit ! ». Enfin, invite-t-elle le pouvoir « revenir à la raison » avant de réitérer l’invite adressée à la population pour les prochaines manifestations massives ».
A sa suite, Antoine Folly a indiqué qu’ils avaient au cours de la réunion demandé « un recensement biométrique intégral, pour éviter des fraudes au maximum » et aussi, « un chronogramme pour la mise en œuvre de la feuille de route, chronogramme qui devra tenir compte des mesures d’apaisement ».

Les représentants des facilitateurs dans ce comité de suivi n’ayant pas pouvoir de décision, le dernier mot revient donc à leurs mandataires.
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