Infos Togo Immeuble effondré au Grand marché de Lomé

Martin Luther King prend le parti des riverains du périmètre du drame

Publié le mercredi 8 août 2018, par Gabinho

La scène s’est produite le 1er Juin dernier quand un pan de l’immeuble situé non loin du Goethe Institute au Grand marché de Lomé s’est effondré faisant des morts et des blessés. Depuis lors, le périmètre du drame et ses environs sont fermés à toute activité commerciale, alors qu’il n’y a aucune évolution quant aux solutions pour permettre à populations riveraines (commerçantes et commerçants surtout) d’avoir accès à leur boutique et les marchandises qui y sont contenus.

Une situation qui interpelle le MMLK de Pasteur Edoh Komi.

« Beaucoup avaient pensé à une décision provisoire en vue d’endiguer le mal par les experts de l’urbanisme et rouvrir les voies d’accès aux lieux de commerce circonscrits. Contre toute attente, il y a plus de 60 jours, rien n’est fait malgré leurs démarches envers les autorités et leurs magasins sont toujours bloqués alors qu’ils continuent de payer les loyers. Pis, les marchandises pourrissent et vont périmer bientôt, ce qui va faire de grandes pertes pour ces citoyens », constate le MMLK qui s’interroge : « Comment vont ils survivre alors que la plupart ont fait des prêts dans les institutions financières de la place et que déjà certains sont sous le coup de poursuites ? Pourquoi cette lenteur dans la résolution de cette affaire qui pénalise cruellement les compatriotes ? ».

De l’autre côté, le MMLK est allé à la rencontre des blessés et des familles des morts. Il ressort de cette démarche d’Edoh Komi et de ses collègues du MMLK que « les victimes notamment les familles des morts et les blessés n’auraient ils pas reçu une grande assistance du gouvernement alors que le propriétaire de l’immeuble jouissant d’une impunité, serait sans inquiétude et libre dans ses mouvements. Par exemple, une des blessés actuellement déclare avoir besoin de plus de 2 millions selon le médecin pour ses soins. Il y a injustice et cela nécessite une plainte contre ce propriétaire de l’immeuble ».

C’est donc fort de tout ce qui précède et du tableau obscur et inquiétant qui prive plus de 300 personnes de leurs activités commerciales que ce mouvement qui se définit comme la voix des sans voix, « demande aux ministères concernés notamment le ministère de l’urbanisme, de la Sécurité, du Commerce et de Administration territoriale de faire diligence afin de faire libérer les lieux et ouvrir le marché pour les bénéficiaires. Cela urge et ces derniers sont fatigués et désespérés ».
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