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Manque de carburant, augmentation du prix de l’eau, gratuité de l’école, les recommandations de la LCT au gouvernement togolais

Publié le mercredi 25 septembre 2019, par Gabinho

A l’avant-garde de l’alerte sur le manque de carburant et aussi des dénonciations quant aux mesures qui ne font qu’en rajouter à la vie chère dont les Togolais sont confrontés depuis quelques années, la LCT (Ligue des Consommateurs du Togo) était à nouveau devant les hommes de médias ce Mercredi 25 Septembre 2019 à Lomé. Au cours de cette rencontre avec la presse, Emmanuel Sogadji et ses pairs ont formulé une litanie de recommandations au gouvernement togolais pour solutionner toutes situations relatives au carburant, à l’eau, et même à la gratuité de l’école. Lecture !

DECLARATION RELATIVE AU MANQUE DE CARBURANT ET A L’AUGMENTATION DU PRIX DE L’EAU ET A LA VIE CHERE

La pénurie de carburant et sa gestion
Depuis quelques jours, les Togolais assistent, résignés, au manque de carburant dans les stations d’essence. Nombreux sont les usagers qui passent des heures à attendre avant d’être servis. Parfois ils sont obligés de rebrousser chemin parce que le carburant est indisponible.

Cette situation est due au fait que les vendeurs du carburant illicite communément appelé « boudè » manquent de leurs marchandises à cause de la fermeture de la frontière Nigeria-Bénin, par laquelle ce carburant passe. L’approvisionnement dans les stations d’essence aussi ne suit pas les demandes. Cet approvisionnement suit un processus lourd caractérisé par une volonté de maintenir les sociétés nationales dans la pénurie.

Les conséquences en sont très graves et pénalisent les consommateurs qui éprouvent le plus grand mal pour effectuer leurs courses et aller dans leur occupation quotidienne.

Pour la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT), cette situation n’en serait pas ainsi si le gouvernement avait eu la clairvoyance d’organiser le secteur de vente du « boudè », au lieu de réprimer ces vendeurs avec les divers drames que nous connaissons. La rareté du carburant a montré que ce secteur joue un rôle non négligeable dans l’approvisionnement du carburant ; c’est pourquoi le gouvernement devrait penser à mieux organiser la vente du « boudè », car c’est un secteur qui joue un rôle économique important dans notre pays. Si le gouvernement l’interdit, il devrait s’assurer de l’approvisionnement suffisant des points de vente officiel de carburant. Ce qui n’est pas le cas ; le manque de carburant dans ces points de vente il y a quelques jours reste éloquent.

L’augmentation du coût de la consommation d’eau de la TDE
Depuis quelques semaines, les consommateurs togolais ont été surpris de voir que la Société togolaise des eaux a augmenté de façon substantielle les tarifs d’eau. Au moment où la vie devient de plus en plus chère et que les Togolais n’arrivent même pas à s’offrir deux repas par jour, il est très étonnant que la TdE se permette de renforcer cette souffrance en augmentant fortement les tarifs d’eau.

A titre d’exemple, on enregistre pour un ménage d’une facture du mois N-1, 7010 Fcfa à payer qui est passée à 33300 FCFA le mois suivant. Une difficulté de plus pour des ménages à bout de souffre.

C’est pourquoi la LCT fait les recommandations ci-dessus à l’endroit du gouvernement togolais :

1) Que le gouvernement togolais étudie les voies et moyens pour organiser le secteur de vente du carburant « boudè », à l’instar du gouvernement du Bénin, car il joue un rôle économique non négligeable ;

2) Que le gouvernement s’implique dans le processus d’approvisionnement des stations d’essence afin d’éviter des ruptures préjudiciables aux consommateurs ;

3) Que le gouvernement l’arrêté interministériel consacrant la hausse soit rapporté, car les consommateurs rejettent cette augmentation ;

4) Que le gouvernement, à travers le ministère du commerce, mène une campagne de contrôle des prix sur les marchés togolais et sanctionne les commerçants qui augmentent de façon illégale les prix des produits de première nécessité.

Gratuité de l’école
La gratuité de l’école décidée par le gouvernement est une bonne chose car elle promeut un temps soit peut le concept d’une éducation pour tous à la base. Cependant la LCT souhaite que la mesure de gratuité des manuels scolaires dans les établissements publics comme privés soient suffisamment disponibles.

La ligue constate que le livre « mon cahier de calcul » destiné à soutenir le concept approche par compétence, utilisé pour le CP1 l’année scolaire dernière, n’a pas fait l’objet de distribution pour ceux du CP2 de l’année en cours. Par conséquent, elle invite le gouvernement à produire suffisamment et à mettre à la disposition des écoles et établissements concernés.

Fait à Lomé, le 25 septembre 2019
Pour la LCT,
Le Président
Emmanuel SOGADJI

N.B : Photo archives