Infos Togo Procès

Lourde peine contre Satchivi

Publié le mercredi 16 janvier 2019, par

La sentence est tombée. Folly Satchivi, premier porte-parole du mouvement En Aucun Cas en prison depuis Août dernier a été condamné ce mercredi par le Tribunal de Lomé à 36 mois de prison dont 12 avec sursis. Une sentence lourde même si elle est moindre ue les 48 mois requis par le Procureur de la République.

A l’annonce de cette sentence ce jour, Me Célestin Agbogan, un des avocats du prévenu n’a pas caché sa déception. Il a toutefois promis qu’ils aviserons.

« Je suis déçu par la justice togolaise. Lorsque le juge dit que le délit de rébellion n’est pas constitué, on est d’accord avec lui. Mais, tout porte à croire que ce délit est un tremplin pour condamner Folly Satchivi à d’autres fins. On nous a dit qu’il faisait des conférences de presse, il disait des choses qui fâchaient le régime. Donc on a trouvé les moyens pour l’interpeller et lui coller des infractions. Malheureusement c’est à travers la justice que le politique arrive à ses fins, c’est-à-dire à régler des comptes à ses adversaires. Nous regrettons cela. De toutes les façons, nous avons les voies de recours. Le juge est venu rendre sa décision, nous n’avons pas la quintessence de ses motifs. Nous n’avons pas encore la copie du jugement pour savoir comment il a motivé la décision. Nous aviserons », c’est ce que déclarait Me Célestin Agbogan.

Au cours ce procès ouvert il y a juste une semaine, Folly Satchivi était poursuivi pour ""avoir à Lomé p/Golfe, courant mois d’août 2018, en tout cas depuis temps non couvert par la prescription, par des discours, cris ou menaces proférés dans les lieux ou réunions publiques, soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image, vendu ou distribué, mis en vente ou exposé dans les lieux ou réunions publiques soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par tout moyen de communication au public par voie électronique, fait l’apologie ou directement incité à commettre des crimes et délits"", ""avoir dans les mêmes circonstances de temps et de lieux, en tout cas depuis temps non couvert par la prescription, à l’aide des écrits publiés sur les réseaux sociaux, incité d’autres personnes à la révolte par des menaces, ordres ou signes de ralliement"", et enfin, ""avoir dans les mêmes circonstances de temps et de lieux en tout cas depuis temps non couvert par la prescription, exercé une résistance violente à l’action légitime des agents de la force publique, avec cette circonstance que ladite résistance a été commise individuellement et n’a pas occasionné pour les agents de la force publique victimes, une incapacité d’assurer leur service"".

T228