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Lettre de la famille de Foly Satchivi au Doyen des juges d’instruction

Publié le vendredi 12 octobre 2018, par

Lomé, le 11 octobre 2018

La Famille du détenu Foly SATCHIVI
Tél : 99663758
Lomé -Togo

À
Monsieur le Doyen des juges d’instruction
Lomé

Objet : Requête

Monsieur le doyen des juges d’instruction,

L’indignation dont nous fûmes saisis à la suite de l’arrestation de notre frère, fils, ami et 1er porte-parole du Mouvement EN AUCUN CAS, également Président de la Ligue Togolaise des Droits des Étudiants (LTDE) ne cesse de croître. Au fur et à mesure que les jours passent notre patience s’éteint et l’exaspération prend le dessus. Vous le savez, c’est inadmissible d’accepter qu’on se fonde sur des allégations fausses et sans preuve probantes pour vous priver d’une personne qui vous est chère. Votre douleur devient plus vive et plus intense lorsque vous apprenez que cette personne est gravement malade mais qu’en plus des traitement dégradants et inhumains qu’on lui inflige et du refus de lui accorder une liberté provisoire on lui refuse également le droit de se soigner.

Notre cœur saigne. Nous avons contacté le Procureur de la République et le régisseur de la prison. Mais jusqu’alors rien.Notre fils n’a toujours pas été conduit à la clinique Biassa pour les analyses qu’on lui as prescrit et qui devraient nous permettre de savoir ce dont souffre, en réalité notre fils Foly SATCHIVI.

Cela fait donc 10 jours qu’il est privé de soins. Or, le droit à la santé est reconnu à tout détenu.

Comme vous le savez déjà, puisque c’est devant vous qu’on avait dû le transporter d’urgence pour des soins à l’infirmerie de la prison, lesquels soins ont permis de révéler provisoirement le paludisme et la gastro-entérite fébrile.

Par la présente, nous voulons vous interpeller et vous prier d’user de vos prérogatives pour faire respecter les droits de notre fils et plus particulièrement son droit à la santé.

Mais si par malheur quelque chose arrivait à notre fils,nous serons désolés de tenir pour responsables la justice Togolaise dans sa globalité, y compris vous car comme on le dit en droit " qui peut et n’empêche pêche ".

Pour rappel, dans la nuit du mardi 02 octobre 2018 à 1H du matin Foly fût victime d’intenses douleurs abdominales et d’insuffisance respiratoire. Le temps qu’on ne prenne les dispositions pour l’évacuer, il fit une crise. Ce n’est qu’aux services urgences du CHU Sylvanus Olympio qu’il fût réveillé. Le médecin en garde et son médecin personnel, le Prof David Dosseh lui ont demandé de faire certaines analyses.Un bon de consultation fût acheté à la clinique BIASSA dans ce sens mais depuis les responsables de la prison civile de Lomé refuse de l’y conduire.Toutes les démarches entreprises aussi bien par la famille que par son conseil demeurent infructueuses

Dans l’espoir qu’un retour acceptable sera donné à notre requête, nous vous prions d’agréer, Monsieur le doyen, l’expression de nos sentiments distingués.

Pour la famille,
La maman de l’intéressé,

SOSSOU Débora