Infos Togo Présidence de l’Université de Kara

Les Professeurs Komlan SANDA et Adama KPODAR à couteau tiré

Publié le vendredi 15 janvier 2021, par Gabinho

Nommé directeur général de l’école nationale d’administration (ENA) par décret pris en conseil des ministres le 28 octobre 2020, le Professeur Adama KPODAR (jusqu’alors vice-président de l’Université de Kara) réclame ses avantages liés à son poste que le président le Professeur Komlan SANDA a suspendus pour vacance de poste.

Sans langue de bois, le Professeur KPODAR a invité son président à le faire entrer dans ses droits au risque de trainer l’affaire devant les juridictions compétentes. C’est ce qu’il lui a fait savoir dans un courrier en date du 07 janvier 2021.

Intégralité du contenu de la lettre

Le Vice-président
À
Monsieur le Président de l’Université de Kara
Kara

Objet : rétablissement des avantages du vice-président de l’Université de Kara

Monsieur le Président,

Je me suis rendu à Kara pour une réunion pédagogique avec les Doyens et les Vice-doyens et Monsieur l’Agent Comptable me fait savoir que sur votre instruction, je n’ai plus droit à certains de mes avantages liés à la vice-présidence de l’Université de Kara, pour est-il dit, ’défaut d’absence au poste’.

Permettez-moi de vous faire observer que, dès lors que le chef de l’État n’a pas encore pourvu à mon remplacement à la vice-présidence de l’Université de Kara, je continue d’y assurer mes fonctions jusqu’à mon remplacement effectif par un autre décret présidentiel.

Il en va ainsi, comme à l’accoutumée dans le respect des règles élémentaires du droit administratif et de la science administrative relatives à la gestion des établissements de notre République.

Le poste du vice-président de l’Université de Kara n’étant pas vacant, il va de soi que son occupant que je suis, a vocation à bénéficier des avantages liés à la fonction.

Je viens donc par la présente vous demander très respectueusement de bien vouloir instruire les services compétents afin que les avantages liés à mes fonctions au sein de l’Université de Kara soient rétablis sans autre condition.

Le présent courrier constitue un recours administratif obligatoire préalable et qu’un défaut de réponse m’obligerait dans les délais administratifs d’usage, à saisir la juridiction compétente, afin qu’il soit statué sur le cas. Ceci donnera l’occasion d’harmoniser juridiquement les conduites à tenir au niveau des institutions de l’État, le cas échant.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.