Afrique AFRIQUE

Les pays subsahariens en danger

Publié le samedi 29 avril 2017, par Gabinho

Le méningocoque C a fait son apparition il y a cinq mois au sud du Sahara, dans ce que l’on appelle la « ceinture de la méningite », qui court du Sénégal à l’Ethiopie. Un bilan officiel au Nigeria fait état de 813 morts au cours de cette période. Jusqu’à présent sévissait la méningite souche A qui a été vaincue grâce aux campagnes de vaccination.

Bientôt, avec l’arrivée de la saison humide, l’épidémie va petit à petit disparaître. Mais qu’est ce que cette « ceinture de la méningite » ? C’est une zone très sèche, explique à RFI le professeur Olivier Bouchaud qui dirige le service des maladies infectieuses à l’hôpital Avicenne de Bobigny.

Et « en période sèche, comme c’est le cas actuellement, il y a des vents qui viennent du Sahara comme l’harmattan par exemple, un vent très sec, plutôt froid et très chargé en poussières. Il irrite la muqueuse de la gorge, ce qui permet à ce fameux méningocoque -peut-être déjà à l’état normal présent dans la gorge mais sans pouvoir y pénétrer - de pénétrer dans la muqueuse, de passer dans le sang et de là dans les méninges ».

L’idéal serait de pouvoir mettre à la disposition des populations, au même titre que l’on a fait ce vaccin contre la méningite de type A, de proposer un vaccin qui couvre les quatre types de ménincocogues que l’on peut rencontrer dans cette région, poursuit le chercheur.

Source : Rfi