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Les ministres de la Sécurité et des Frontières préoccupés par la Covid-19 et le terrorisme

Publié le vendredi 4 septembre 2020, par Gabinho

Ils étaient réunis à Lomé ce Vendredi pour le compte de la 5ème session annuelle du Conseil des ministres du Conseil de l’Entente de la CEDEAO.

Au terme des travaux qui ont eu pour thème principal « Investir dans les Espaces Frontaliers pour prévenir le risque sécuritaire grandissant dans les pays côtiers du Conseil de l’Entente », ces derniers à travers un communiqué final ont manifesté leur préoccupation aussi bien pour la pandémie de la Covid-19 que pour le terrorisme.

En effet, pouvait-on lire dans le document ayant sanctionné les travaux que « les ministres se sont par ailleurs préoccupés de la crise sanitaire de la Covid-19 qui impacte les domaines économique, social et sécuritaire des Etats membres ». Aussi, ont-ils réaffirmé leur « vive préoccupation face à la menace terroriste dans l’Espace Entente ». Pour le premier point, il est indiqué qu’ils ont donc « salué les mesures prises par les Gouvernements pour juguler la pandémie du Coronavirus et soutenir les familles ainsi que l’activité économique », et par la même occasion, « ont présenté leurs condoléances aux familles endeuillées par la pandémie de la Covid-19 et ont souhaité un prompt rétablissement aux malades ».

Et pour ce qui est du volet de la menace terroriste, ces ministres en charge de la Sécurité et des Frontières dans les pays membres du Conseil de l’Entente ont dit renouveler « leur soutien aux gouvernements et aux peuples du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Niger qui sont en proie à la violence extrémiste ».

Président de ce Conseil des ministres, le ministre Yark Damehame a justifié la préoccupation et lui et de ses pairs par le fait que « le terrorisme se nourrit de la pauvreté, l’absence de l’Etat et des infrastructures ».

Entre autres actes de cette 5ème réunion de Lomé, on note la prise de connaissance par le Conseil, « des résultats de la recherche sur les ressources humaines, moyens opérationnels et financier des groupes extrémistes violents au Sahel et implication pour les pays côtiers, présenté par l’Institut d’Etudes de Sécurité (ISS), Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest, le Sahel et le Bassin du Lac Tchad », la manifestation de leur adhésion à « la nouvelle dynamique de gestion des frontières dans l’Espace Entente et encouragé les Etats membres à poursuivre les actions de valorisation des espaces frontaliers » et la prise de « bonne note des défis qui entravent la gestion des espaces frontaliers de l’Espace Entente, notamment la marginalisation des espaces frontaliers et la faiblesse des services sociaux de base ». les ministres ont également planché sur le ProGIEF-CE (Programme de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers du Conseil de l’Entente) dont l’objectif générale est de « contribuer à faire des espaces frontaliers et transfrontaliers de l’Espace Entente, des zones de paix, de sécurité, de développement et d’intégration, zones où les conditions de vue des populations sont nettement améliorées ».

Il a été aussi, et enfin question d’être fixé sur la signature le 21 Décembre 2019 à Abuja, du Mémorandum d’entente relatif à la coopération politique et sécuritaire entre la CEDEAO et le Conseil de l’Entente et le projet de Directive Communautaire relative à la Prévention de l’Extrémisme violent.
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