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Les erreurs que Me Yawovi AGBOYIBO ne veut plus commettre

Publié le jeudi 17 octobre 2019, par Gabinho

Le comité d’action pour le renouveau (CAR) a encore animé une conférence de presse ce mercredi à son siège à Lomé pour se prononcer sur la situation sociopolitique du Togo. C’est la première d’une série de conférences qui auront lieu dans les jours à venir. Elle a permis aux responsables du CAR de faire savoir leur regret d’avoir été emporté par l’effet de foule .

À la table, Me Yawovi AGBOYIBO (président national) avait à ses côtés Awokou NADOR (vice-président) et Kondo AKOMABOU (commissaire à la communication). Ils ont émis le vœu de voir être recomposée la commission électorale nationale indépendante (CENI).

“Nous sommes responsables de la CENI telle qu’elle est bancale aujourd’hui. On ne va quand-même pas démeurer dans les erreurs qui ont été commises. Nous avions eu par consensus les huit places, mais l’intransigeance de l’un d’entre nous a fait que nous ne sommes pas allés prêter serment”, a avoué Me Yawovi AGBOYIBO.

Mais, le CAR voile un peu ce souhait en mettant l’accent sur la révision de la loi portant statut de l’opposition. Ce qui devra avoir une implication sur la composition de tous les organes et institutions qui jouent un rôle dans le processus. Il s’agit CENI, CELI, CLC, Cour constitutionnelle pour ne citer que ces structures là.

Le CAR estime que cette révision est importante au vu de ce qui attend le pays dans les mois à venir.

“Le comité d’action pour le renouveau suit depuis quelques semaines à travers plusieurs canaux, des informations de plus en plus persistantes sur l’intention du pouvoir de tenir dans les tout prochains mois, le scrutin présidentiel à la suite des élections locales frauduleuses du 30 juin 2019. Au cas où une telle intention viendrait à se concrétiser, notre pays aura franchi un seuil irréversible de la grave crise qu’il traverse depuis des décennies “, lit-on dans la déclaration liminaire.

Et si cela advenait, que ferait Me Yawovi Agboyibo et ses militants et sympathisants… ? Disposent-ils d’un moyen coercitif pour éviter que ce seuil irréversible soit franchi… ?

“Tout est question des données du moment, soit dialogue, soit rencontre avec le chef de l’État”, répond de manière diplomatique et comme de coutume Me Yawovi AGBOYIBO.