Afrique Côte d’Ivoire : Comme ce fut le cas au Togo et en Guinée après la présidentielle

Les domiciles des opposants à Ouatarra encerclés

Publié le mardi 3 novembre 2020, par Gabinho

Acte de prévention ou de bassesse de la part des « au-delà de deux mandats » ? Ce qui est sûr, une situation devient récurrente après les élections présidentielles de 2020 en Afrique de l’ouest. Le domicile de l’opposant ivoirien Henri Konan Bédié a été encerclé ce mardi par les forces de l’ordre comme au Togo en février et en Guinée en octobre dernier.

« Ma résidence a été attaquée, par des tirs à l’arme lourde, orchestrée par la CRS. Simultanément, les résidences des membres de l’opposition — Assoa Adou, Dr Abdallah Toikeusse Badri et Pascal Affi N’guéssan ont également été attaquées. », a informé le chef de l’opposition ivoirienne, HKB sur ces réseaux sociaux.

En effet, Henri Konan Bédié, qui ne reconnait pas la réélection du président Alassane Ouattara (94,27%), s’apprêtait à donner une conférence de presse pour former « un gouvernement de transition ».

Une centaine de forces de l’ordre déployée sur place, n’a pas pu pénétrer dans la résidence de l’ancien chef de l’Etat, mais a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les journalistes et les militants afin d’empêcher la tenue de cette conférence de presse.

Rappelons qu’une heure plus tôt, le gouvernement a accusé l’opposition de « complot contre l’autorité de l’Etat » et indiqué avoir saisi la justice, « afin que soient traduits devant les tribunaux les auteurs et les complices de ces infractions ».
« Toutes les options sont sur la table. Le procureur pourra envisager sereinement toutes les options à sa disposition » a fait savoir Sansan Kambile
Yvette S. /T228