Infos Togo Savanes / Transport durable à faible émission et gestion écologique des déchets dangereux

Les acteurs de développement sensibilisés

Publié le mardi 29 mai 2018, par

La croissance économique du Togo se repose sur le développement des différents secteurs d’activités qui concourent à la réduction de la pauvreté ; une des grandes préoccupations du gouvernement, inscrite dans la stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi.

Dans cette croissance économique, le secteur de transport joue un rôle inestimable ; c’est un secteur qui a retenu l’attention des gouvernants quant à ce qui concerne son amélioration. C’est pourquoi durant ces dernières années, les infrastructures routières et aéroportuaires ont subi une grande mutation qui leur permet de favoriser la mobilité urbaine, nationale et régionale, et le transport des marchandises, ceci grâce à la promotion des transports publics et privés du transport aérien.

Le secteur terrestre est un secteur qui est en pleine croissance ; de 4% il y a quelques années, le taux moyen de croissance annuelle du parc togolais est passé à 6% en 2016. Sur la base des données disponibles à la direction des transports routiers et ferroviaires, de 2012 à 2016, sur un total de 88563 véhicules immatriculés, les véhicules neufs ne représentent que 3,8% de véhicules d’occasion dont l’âge moyen se situe entre 10 et 15 ans et plus.

Le sous -secteur des transports constitue donc un grand contributeur des émissions globales des gaz à effet de serre du secteur de l’énergie que ce soit en quantité ou en diversité soit environ 60% des émissions dudit secteur.

Vu le danger qu’exprime ce secteur, le gouvernement togolais et ses partenaires s’évertuent pour trouver des stratégies afin de règlementer les émissions liées au secteur.

C’est ce qui explique la rencontre de sensibilisation à l’endroit des acteurs de transport, de l’énergie et autres acteurs de développement sur le « transport durable à faible émission » et sur « la gestion écologique des déchets dangereux ». La rencontre a eu lieu dans la matinée du 28 mai à Dapaong et c’est le préfet de Tône, M. Christophe Douti TCHIMBIADJA qui a présidé l’ouverture des travaux.

Pour le préfet, près de 6,5 millions de décès sont enregistrés au niveau mondial chaque année dont huit cent mille (800 000) environ en Afrique Subsaharienne en raison de la concentration élevée des polluants émis dans l’atmosphère.

Selon l’OMS, les décès dus à la pollution atmosphérique deviennent de plus de plus importants que ceux attribués aux VIH/SIDA.

Aussi il faut le signaler, le secteur de transport n’est pas le seul secteur responsable de la dégradation de l’environnement. Les unités industrielles, celles des soins médicaux, le secteur du commerce et les utilisateurs des produits chimiques et électriques rejettent sans contrôle et sans traitement préalable des effluents dangereux et toxiques dans l’environnement et donc les conséquences immédiates de ces rejets sont entre autres, la dégradation de la qualité des ressources en eau, de l’air et du sol, la destruction du couvert végétal, la dégradation du cadre de vie et de la santé des populations.

Dans l’après-midi, la sensibilisation a continué sur la vulgarisation du décret portant règlementation des mouvements et déterminant les modalités de gestion des déchets dangereux et autres déchets. Il faut relever que les déchets quels qu’ils soient constituent une menace pour l’environnement et pour les populations ; c’est pourquoi le gouvernement togolais prend des dispositions pour une gestion systématique des produits chimiques et déchets dangereux en ratifiant plusieurs conventions dont celle de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination. Cette convention couvre 47 catégories de déchets dangereux notamment, les déchets biomédicaux, les déchets contenant les métaux lourds, les cyanures, les composés halogénés, les batteries et les huiles usées.

La validation du décret en janvier dernier explique la mise en œuvre de cette convention ; ceci pour promouvoir une bonne gestion des déchets et mieux circonscrire les impacts négatifs éventuels de ces déchets sur l’environnement et la santé des populations, sensibiliser et former les acteurs concernés pour une mise en œuvre efficace et efficiente de cette convention en matière de production, d’exportation, d’importation et de transit de déchets dangereux, dans le soucis de redynamiser le partenariat public-privé pour un environnement sain.

La présente rencontre a servi de forum d’échanges avec les acteurs concernés sur la nécessité de préserver la qualité de l’environnement en adoptant des modes de transport de carburants propres ou moins polluants d’une part, et de renforcer leur capacité pour une meilleure gestion des déchets dangereux et autres déchets en vue de réduire les polluants atmosphériques et d’améliorer le cadre de vie des populations.
V.G. (Télégramme228-Savanes)