Infos Togo Mise au point de Christian TRIMUA

Le référendum portera sur les conclusions du dialogue

Publié le jeudi 4 janvier 2018, par


« Le président n’a jamais dit dans son discours qu’il allait soumettre le texte qui avait été voté par les 2/3 des députés au référendum ». Voilà la mise au point faite ce jeudi par le sieur Christian TRIMUA reçu dans l’émission Club de la presse sur la radio Kanal Fm. Une mise au point qui illumine les esprits qui doutent jusque-là de la bonne volonté du gouvernement à aller vers un véritable dialogue.

Le Président de la République n’a pas encore fini de prononcer son discours hier soir quand bon nombre d’acteurs politiques et de la société civile l’ont accusé de mauvaise foi en réitérant son appel au dialogue au même moment qu’il annonce un prochain référendum.

« Le dialogue doit rester la voie privilégiée de résolution des désaccords entre les acteurs politiques. Par le passé, nous avons réussi à surmonter nombre de difficultés grâce à notre sens de responsabilités », disait hier Faure Gnassingbé dans son discours avant d’aborder l’aspect du référendum.

« J’ai pris au mois de septembre dernier l’initiative de proposer à la représentation nationale une révision de la constitution qui limite désormais à deux le nombre des mandats présidentiels et législatifs et qui introduit, pour l’élection du Président de la République un mode de scrutin uninominal à deux tours. Conformément à notre loi fondamentale, c’est maintenant au peuple togolais tout entier, seul détenteur de la souveraineté nationale, qu’il appartient de se prononcer. Dans l’Etat de droit que nous construisons, nous ne pouvons pas prétendre substituer des voix plus autorisées au suffrage universel ».

De ces déclarations, son Conseiller ne voit aucune confusion ou aucune ambiguïté pour des voix s’élèvent déjà pour dénoncer un bras tendu armé tel que le dit Tchikpi ATCHADAM. 

Christian TRIMUA recadre les débats et souligne que «  le Président de la République a dit que le peuple doit être consulté car des acteurs ne doivent plus se regrouper dans un coin décidé d’une chose sans que le peuple n’ait sa main ».

En d’autres termes, pense le Conseiller du Chef de l’Etat, « quelque soit l’issue du dialogue, nous irons à un référendum. Si l’issue du dialogue pond un texte augmenté, réduit ou le même que ce qui avait été voté en septembre, c’est ce texte qui fera l’objet du référendum. Et si le référendum accouche d’une souris, la procédure enclenchée par le vote du projet de loi du gouvernement sera achevée ».

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