Infos Togo Crise politique au Togo

Le PNP persiste et signe : "La constitution de 92 ou rien, l’effectivité du vote de la diaspora, faute de quoi Faure Gnassingbé doit partir"

Publié le mercredi 14 mars 2018, par

Le parti du président Tikpi Atchadam avertit Faure Gnassingbé dans un message clair. « Le retour à la Constitution de 1992 dans sa version originelle, l’effectivité du vote de la diaspora, faute de quoi Faure Gnassingbé doit partir ».

Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le PNP par la voix d’Ouro-Djikpa Tchatchikpi, conseiller de Tikpi Atchadam adresse un message fort au président togolais, Faure Gnassingbé. Dans ce message audio, il est demandé au chef de l’Etat du Togo, de ramener la Constitution de 92 dans sa version originelle, et l’application effective du vote de la diaspora. Pourquoi ce message audio ?

 A travers ce message audio, il est question pour le PNP d’exprimer son désaccord sur le fait qu’au moment où il y a un dialogue en cours, le parti au pouvoir lui continue de préparer la tenue des élections à venir.

Le conseiller de Tikpi fait savoir que, « parce que le pouvoir évolue dans l’organisation unilatérale des élections sans tête ni queue, alors que le peuple évolue dans ce dont il est capable ».

Face à ce constat, le PNP appelle les populations à la mobilisation pour de gigantesques manifestations de rue.

"Après quelques semaines de trêve pour des raisons de principes, la reprise des manifestations de protestation contre le pouvoir de Faure Gnassingbé est proche", fait savoir Ouro-Djikpa Tchatchikpi.

Estimant que le combat n’est pas une question d’une marche d’un jour isolé, le PNP informe l’opinion que la marche du Samedi 17 Mars 2018 est annulée pour une mobilisation plus importante les 20, 21, 22 et 24 Mars 2018.

"Ainsi, le bureau exécutif du PNP invite tous les membres, sympathisants, l’ensemble de la population togolaise de Cinkassé jusqu’à Aného à une marche qu’organise le groupe des 14, les 20, 21, 22 et 24 Mars prochains sur toute l’étendue du territoire national ".

L’on se rappelle qu’à l’ouverture du dialogue le 19 Février 2018, le facilitateur est parvenu à avoir le Ok des deux parties, pouvoir et opposition pour toute suspension des manifestations de rue. Mais, aujourd’hui, le dialogue qui a donné un petit espoir au peuple togolais est loin de combler les attentes.

Rappelons que le Togo est confronté, à une crise politique il y a plus de 6 mois. Une crise qui est née à la suite d’une répression sanglante des militants du Parti national panafricain (PNP) le 19 août 2017. Le Pnp a relancé la lutte pour une Togo plus démocratique en posant deux revendications : le retour à la constitution de 92, le vote de la diaspora.

Togotimes.info