Infos Togo Politique / Pour sortir le processus de démocratisation du Togo de l’impasse

Le GRAD de Victor Alipui remet au goût du jour son appel à une transition à travers "un Manifeste pour la refondation du Togo""

Publié le vendredi 22 janvier 2021, par Gabinho

Il y a trois ans, alors que la situation était tendue entre l’opposition togolaise et le pouvoir de Lomé, il était déjà sorti pour en appeler à une transition politique au Togo. Mais, bien qu’ayant entrepris les démarches pour se faire entendre des différentes, parties, la suite des évènements ont montré qu’il n’a pas été entendu. Toutefois, le GRAD (Groupe de Réflexion et d’Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement)) n’en démord pas. Aujourd’hui encore, au cours d’une conférence de presse de publication d’un Manifeste dit « Manifeste pour la Refondation du Togo », ce groupe de réflexion dirigé par l’ancien ministre Victor Alipui, revient au-devant de la scène pour réitérer son invite à une transition politique pour relancer le processus de démocratisation du Togo.

En effet, 3 ans après avoir sonné l’alerte pour une transition politique au Togo pour sortir le pays de la crise, le GRAD vient remettre au goût du jour son appel qui d’après les responsables est toujours d’actualité. Et pourquoi une telle transition ? De l’avis de M. Alipui et ses pairs, de ce qui se dessine sous les yeux des Togolais et dans lequel ils sont embarqués de gré ou de force, « nous risquons de passer de la crise à une sorte d’anarchie ». Ils ont fustigé le fait que « la situation actuelle constitue un fonds de commerce pour certains acteurs ». En tout cas, ont-ils indiqué ce jour à Lomé, « ceci ne peut prospérer éternellement ».

Si entre un pouvoir qui dirige vaille que vaille et qui fait comprendre à qui veut l’entendre sa victoire aux diverses élections, et une opposition bipolaire dont certains sont avec le pouvoir en place et d’autres toujours dans la contestation, alors que le peuple au milieu est parfois désabusé, le GRAD interpelle implicitement le peuple à un sursaut pour sonner le déclic et amener tous à aller à cette transition, dont il trace d’ailleurs le portait robot des institutions.

Du document dont nous avons reçue copie, il est proposé par le GRAD dans son Manifeste pour une refondation du Togo, un gouvernement d’unité nationale avec trois structures composées d’hommes d’expérience à savoir la Commission présidentielle de trois membres (une personnalité de la société civile, un Officier supérieur des Forces Armées à la retraite, un Juriste de Haut niveau), le Conseil des ministres de 15 membres (président du Conseil des ministres, six ministres à savoir un par région plus la Commune de Lomé, neuf ministres technocrates y compris un représentants de la diaspora) et enfin, des institutions opérationnelles d’appui recomposées (La Cour constitutionnelle, La CENI et La HAAC).

Il n’est pas oublié l’aspect sécuritaire puisque le ministre Alipui et ses pairs informent que pour le bon déroulement de ce processus de transition qui devra relance le Togo dans son processus de démocratisation débuté de 1990 et qui visiblement a dévié de sa trajectoire, il faudra que la sécurisation sois conjointement assurée par les forces de sécurité nationales et les forces de sécurité sous-régionales.
Ces différentes propositions dont copie a été d’après les dires des responsables du GRAD envoyée aux autorités togolaises et leur en-face et aux organisations internationales, feront-elles entendre raison aux protagonistes ? On attend de voir.
En tout cas, le GRAD pour sa part n’entend faiblir aucunement et ne compte pas cesser de sonner l’alerte pour amener sur cette voie toute tracée.
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