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Le gouvernement n’est-il pas prêt à tout céder au dialogue ?

Publié le mercredi 21 février 2018, par

L’une des décisions prises par le premier jour des travaux du dialogue inter-togolais est la demande de la coalition envers le gouvernement de suspendre le processus électoral en cours pour l’organisation du référendum et des élections locales. Selon le communiqué ayant sanctionné les travaux, le gouvernement a promis en donner une suite très prochainement, notamment le vendredi prochain. Mais visiblement, il transparait que le chien aboie, mais la caravane passe. La tenue à Tsévié hier de la 4ème réunion du comité de suivi de la décentralisation (CNDS) en est une illustration.

« De manière spécifique, je souhaite que la ferme volonté affichée par le Gouvernement sous le leadership du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé à faire aboutir le processus de la décentralisation conjuguée aux efforts déployés par vous-mêmes du Conseil National de Suivi de la Décentralisation soient couronnés par la tenue effective des élections locales cette année. D’ailleurs, la pluie de ce matin augure de très bonnes perspectives en la matière. Pour y parvenir, il nous faut marquer une pause, faire le point sur l’évolution du processus participatif engagé depuis quelques temps et fixer le dernier cap », a déclaré le premier ministre Komi Sélom KLASSOU qui a ouvert les travaux.

Il poursuivra en ces termes : « comme vous le voyez, le Gouvernement sous le leadership du Président de la République a affiché sa ferme volonté de faire aboutir le processus de décentralisation en engageant une transformation structurelle nécessaire pour améliorer de manière significative la qualité de vie des populations et pour assurer un développement durable ».

Le chef de gouvernement a bien fait référence au dialogue, et a salué la facilitation très doigtée avec laquelle le président ghanéen Nana Akufo Addo concilie les points de vue des différents acteurs au dialogue. Selon le premier ministre, « c’est une contribution significative et à la fois un indicateur de garantie qui nous amène davantage vers la concrétisation de la décentralisation ».

L’objectif de cette 4ème réunion était de faire le point de tout ce qui a été dans le cadre de ce processus pour une bonne tenue des prochaines consultations électorales.

Il s’agit notamment de la loi n°2018-003 du 31 janvier 2018 portant modification de la loi n°2007-011 du 13 mars 2007 relative à la décentralisation et aux libertés locales, qui consacre l’organisation territoriale du pays en commune, préfecture et région. De cette loi découle les décrets n°2017-141/PR du 20 décembre 2017 et n°2017-144/PR du 22 décembre 2017 qui fixent le ressort territorial et chef-lieu des 116 communes en application de l’article 2 de la loi n°2017-008 du 29 juin 2017, portant création des communes ainsi que le tout récent décret adopté en Conseil des ministres le 1er février 2018 qui précise le nombre de conseillers et le nombre d’adjoints au maire par commune.


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