Infos Togo Présidentielle de 2020

Le G6 veut voir les « partis politiques d’opposition jouer leur rôle avec lucidité »

Publié le vendredi 29 novembre 2019, par Gabinho

Les premières vraies odeurs de la présidentielle de 2020, après plusieurs semaines de préparatifs, ont commencé par se faire humer depuis ce Vendredi avec le démarrage de l’opération de révision des listes électorales prévue pour trois jours par la CENI de Tchambakou Ayassor. Fidèle à sa ligne de conduite qui est celle de fournir périodiquement de rapport sur la situation sociopolitique, des droits de l’Homme en termes de droits civils et politiques mais aussi des droits économiques, sociaux et culturels au Togo, au Togo à la veille des scrutins, surtout présidentiels, le G6 qui est un groupe de six Organisations de la Société Civile composé de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT Togo), de l’Association Togolaise pour la Défense et la Promotion des Droits Humains (ATDPDH), du Groupe de Réflexion et d’Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement(GRAD), de Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD), du Syndicat des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) et du Conseil Episcopal Justice et Paix (CEJP-Togo) en suspension provisoire à sa demande, étaient en conclave à Lomé.

Ainsi, à deux mois de la présidentielle de Février 2020, ce groupe des OSC est à pied d’œuvre pour finaliser son rapport quinquennal 2015-2020. Des indications, le G6 compte « présenter une analyse de la situation sociopolitique, des droits de l’Homme en termes de droits civils et politiques mais aussi des droits économiques, sociaux et culturels au Togo », comme ce fut déjà le cas en 2015 à la veille de la présidentielle où il a publié, à quelques semaines de ce scrutin, un rapport décennal 2005-2015 intitulé : « Démocratie à double vitesse, Ambivalence d’un pouvoir qui tergiverse ». A l’époque, fort des analyses et conclusion de ce rapport, « le groupe des 06 OSC a invité les candidats à la présidentielle de 2015 à prendre des engagements sur les recommandations en lien avec les perspectives de paix civile et sociale sur 10 points des grands enjeux nationaux dont l’essentiel porte sur les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales, les droits civils et politiques et les droits économiques sociaux et culturels dans des délais indiqués afin de garantir la paix civile et sociale au Togo ».

Il ;remet donc ça, en envisageant par ce rapport quinquennal 2015-2020, dresser « sans complaisance et en toute impartialité, neutralité et objectivité comme par le passé, un bilan de cinq ans de la situation sociopolitique du Togo sous la présidence de Faure Gnassingbé avec en point de mire le bilan des recommandations sur les perspectives de paix civile et sociale du groupe des 06 OSC, sur lesquelles les candidats à l’élection présidentielle de 2015 étaient interpellés à prendre des engagements ». Confie-t-on, « le rapport présentera entre autres : le baromètre Togo, le paysage politique actuel, la problématique des réformes constitutionnelles et institutionnelles, la résurgence des manifestations publiques, le dialogue politique, la médiation de la CEDEAO, les élections législatives et locales, la représentation des forces politiques de la 6ème législature, le mandat social du pouvoir exécutif sans perdre de vue les évolutions ou reculs en matière des droits humains, Droits Civils et Politiques (DCP) et les Droits Economiques Sociaux et Culturels (DESC), produira une analyse de l’ensemble des situations puis tirera une conclusion assortie de recommandations ».

On peut oser croire que ces OSC restera fidèle à sa « la ligne et orientation de suivi des politiques publiques et de contrôle citoyen de l’action publique sans se détourner de son objectif de contribuer à promouvoir les conditions sociales et politiques nécessaires à un enracinement réel de la démocratie, de l’Etat de droit et d’une paix globale et durable au Togo », celles qu’elles avaient déjà réaffirmé un an plus tôt à travers un document rendu publique le 02 mai 2019 au regard du contexte politique nationale.

Et pour ce scrutin qui s’amène, Yves Dossou, Brunon Haden, et compagnie, manifestent-ils une nouvelle fois leur engagement « à faire le suivi du processus des élections présidentielles de 2020 dans une dynamique de regard citoyen et n’hésitera pas à créer des synergies à cette fin ».

En attendant, un appel est lancé « aux partis politiques d’opposition de jouer pleinement leur rôle de conquête du pouvoir avec lucidité », « aux autorités gouvernementales, de créer les conditions sine qua non de crédibilité et de transparence gage d’une meilleure implication de tous les acteurs politiques et de la société civile dans le processus électoral en cours » et enfin « aux OSC de jouer leur partition avec objectivité dans l’impartialité et la neutralité ».

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