Infos Togo Affaire UFC à la CENI

« Le code électoral n’a pas prévu de renvoyer un membre de la CENI tant que celui-ci ne démissionne pas », Ministre Boukpessi

Publié le vendredi 12 octobre 2018, par

Le ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales a rompu le silence en se prononçant sur l’affaire de la recomposition de la CENI. Pour le ministre, l’Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio est parti d’opposition parlementaire. Il enfonce le clou en disant que « le code électoral n’a pas prévu de renvoyer un membre de la CENI tant que celui-ci ne démissionne pas. L’Assemblée nationale n’aura pas le pouvoir de désigner un autre membre à sa place ».

L’incompréhension atour de l’appartenance de l’Union des forces de changement (UFC) à l’opposition parlementaire est finalement réglée. Ce, après l’intervention du ministre togolais de l’administration territoriale et des collectivités locales, Payadowa Boukpessi. Il revient à la coalition de prendre sa part dans cette intervention qui met fin ainsi, aux spéculations au sujet du bord politique du parti de Olympio Gilchrist.
Sur ce qui bloque la recomposition de la CENI, M. Boukpessi est clair là-dessus. Ceux qui accusent le gouvernement d’être derrière cette position de fermeté de l’UFC qui n’attend pas céder sous la pression de la coalition de la C14 qui l’écarte de ce qui lui revient de droit, doivent chercher le soutien à l’UFC ailleurs. Car, selon M. Boukpessi, le pouvoir togolais ne se sent pas concerné. Ce que le ministre sait c’est que, le code électoral n’a pas prévu de renvoyer un membre de la CENI tant que celui-ci ne démissionne pas. L’Assemblée nationale n’aura pas le pouvoir de désigner un autre membre à sa place.

Une sortie qui prend le contre pied des argumentaires selon lesquels, l’UFC est parti allié d’UNIR, et donc ne doit pas siéger à la CENI en tant que opposition parlementaire. Cette position défendue par les leaders de la coalition rencontre garçon sur son chemin en la personne du ministre Boukpessi.

Pour le ministre, le parti de Gilchrist Olympio est un parti politique d’opposition parlementaire et M. Boukpessi au sujet de l’accord politique dit la Paix des braves intervenu le parti au pouvoir et l’UFC il y a déjà 8 ans, c’est sous cet accord qu’il a scellé avec le parti au RPT/Unir et sur la base duquel elle participe à tous les gouvernements depuis ce temps, a siégé en 2010, 2013 et 2015 à la CENI en tant que l’un des 5 représentants de l’opposition parlementaire.

Payadowa Boukpessi n’a pas mâché les mots. " (…). Si l’UFC et la coalition ne se mettent pas d’accord pour que l’UFC laisse sa place à la CENI, c’est leur problème", a laissé entendre le ministre sur la chaîne de télévision Canal3. Qu’il y ait blocage ou non, ce qui est sûr dit le ministre, les élections se tiendront le 20 décembre 2018. Et de préciser que, que la coalition de la C14 qui est protagoniste de la crise politique togolaise y va aux élections ou pas, elles auront bel et bien lieu à la date prévue. "On ne va pas croire que les 100 autres partis ne sont pas de l’opposition", a ajouté le ministre.

Au niveau de la coalition de la C14, plus de doute, le pouvoir fait de « manœuvre » visant à « fouler aux pieds » les recommandations de la CEDEAO, dans la bataille autour du siège qu’occupe l’Union des Forces du Changement (UFC) au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Sur la liste des cinq personnalités de l’opposition parlementaire déposée par la coalition à l’assemblée nationale pour siéger comme opposition parlementaire à la Ceni , après entente avec le parti au pouvoir aux dernières discussions à la réunion du comité de suivi de la CEDEAO, le siège de l’UFC est absent. A l’UFC, l’On dénonce une exclusion par la Coalition. Le patron de l’UFC, Gilchrist Olympio reste ferme là-dessus : son membre à la CENI ne quittera pas, citant le texte portant statut de l’opposition (article 2), l’UFC étant au Parlement, se réclame toujours de l’opposition, même étant au gouvernement.

Rappelons que, jeudi dernier, la coalition de la C14 dans une déclaration « attire l’attention du peuple togolais et de la communauté internationale sur cette manœuvre qui dénote de la volonté du régime RPT-UNIR de n’en faire qu’à sa tête, foulant sans cesse aux pieds les décisions et les recommandations des Chefs d’État de la CEDEAO, des facilitateurs du dialogue inter togolais et du comité de suivi chargé de la mise en œuvre des décisions issues des discussions ». Elle « dénonce tant la vaine obsession du pouvoir en place au Togo à diviser les partis politiques de l’opposition réunis au sein de la C14 que les sordides manœuvres dilatoires auxquelles il se livre pour se soustraire, comme à son habitude, aux engagements politiques pris ».

Togotimes
N.B : Article repris grâce au partenariat Telegramme-Togotimes