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Le CJD, l’UONGTO et partenaires lancent le concept « Do no harm » pour corriger le tir

Publié le samedi 3 mars 2018, par

« Ne pas nuire à autrui », c’est ce qui est contenu dans cet acronyme anglais « Do no harm », intitulé du nouveau concept, mieux, d’un mouvement, lancé ce samedi à Lomé par le CJD (Collectif des Jeunes pour le Développement) et en collaboration avec ses partenaires comme l’UONGTO, l’Université de Lomé, et autres.

Il s’agit selon les explications d’un nouveau concept, qui entend sensibiliser les Togolais à « rompre avec tous les mauvais habitudes qui freinent le développement du pays ». Sont inscrits sur la liste de ces mauvais habitudes, à combattre quelque soit notre bord politique, notre appartenance religieuse, notre ethnie..., les injures en circulation, les infractions aux code de la route, le rejet des institutions de la République, le non respect de l’autorité publique et parentale et autres actes inciviques.

Plantant le décor de cette rencontre, Orfé Adom, vice-président CJD,
a indiqué qu’il était question pour les tenants de ce nouveau concept apolitique et citoyen, conçu à la suite d’un constat de la montée de l’incivisme depuis les années 90, au cours de cette conférence de presse de lancement, de partager avec les médias, les jeunes venus des universités du Togo, les OSC (Organisations de la Société civile), les objectifs de ce projet « Do no harm ». « Nous espérons avoir un répertoire pour en faire la vulgarisation de ce concept ‘‘Do no harm’’ », avait-il ajouté.

A sa suite, c’est le PCA de l’UONGTO et Directeur général du CRISTO (Centre de Recherche et d’Ingénierie Sociale du Togo), Gabriel Batawila, qui s’est fait le devoir de présenter le projet. De par ses explications, il s’agit d’un projet cohérent avec l’objectif 16 des ODD (Objectifs du Développement Durable) qui porte sur « la Paix, la Justice et les Institutions efficaces », et qui « s’intègre dans la Politique nationale de Formation civique et d’Education à la Citoyenneté ». Et comme objectif, le présentateur a évoqué cette aptitude à « contribuer au changement des comportements, attitudes et langages empreints de violence et de destruction (qui sous-tendent ou qui sont porteurs de conflits dangereux) au cours des revendications socioprofessionnelles, sociopolitiques, sur les lieux de travail, dans les établissements scolaires et universitaires, les hôpitaux et centres de santé, les marchés, la circulation, les cellules familiales et les lieux de culte pour un meilleur vivre ensemble et une paix durable au Togo ». Et pour une atteinte de ces objectifs qui ne pourront être que salutaire pour le Togo dans sa dynamique vers le développement, les acteurs de ce projet s’emploieront à « convaincre les autorités et l’Assemblée nationale à voter une loi qui règlemente l’usage des réseaux sociaux au profit du vivre ensemble et de la paix durable au Togo », et à « améliorer les capacités locales de mobilisation, d’élaboration et d’évaluation des réponses aux différentes causes de l’incivisme et de la violence ».

A tout prendre, « Do no harm », loin d’être une affaire d’appartenance politique, religieuse, ethnique… se veut un principe de l’innocuité selon lequel, « tout acte doit éviter de causer du tort, de faire mal ou de nuire à autrui ou à la paix de tous » ; principe d’ailleurs fondateur d’un grand projet lancé l’année dernière par le CJD, à savoir « Agir pour Bâtir la Cité ».
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