Infos Togo Bras de fer UFC-ANC à la CENI

La Vice-présidente de l’Assemblée nationale met fin aux débats

Publié le vendredi 19 octobre 2018, par

Mme Méïmounatou Ibrahima, vice-présidente de l’Assemblée nationale ne voit pas la raison pour laquelle, l’ANC et l’UFC se tiraillent autour de la question de l’opposition parlementaire du parti de Gilchrist Olympio. Et donc elle met fin aux débats à travers une invite à l’opposition parlementaire, un appel qui se veut une solution finale.

La Vice-présidente du parti Union pour la république (Unir) n’est pas allée loin pour départager Jean Pierre Fabre et son ex président, Gilchrist Olympio de l’Union des Forces de changement (UFC). Les deux personnalités s’entredéchirent au sujet du siège de l’UFC à la CENI.

Pour départager l’ANC soutenue par la coalition, la vice-présidente de l’Assemblée nationale fait appel à l’application de la loi portant statut de l’opposition. Une loi, dit-elle, qui établit le statut du chef de file de l’opposition avec tous les avantages y afférents et qui reconnaît également à l’UFC, son statut de parti d’opposition parlementaire. Mme Méïmounatou visiblement ne comprend pas pourquoi ADDI qui est un parti d’opposition parlementaire a droit à un siège à la CENI alors que, l’UFC aussi est parti d’opposition parlementaire avec 2 députés ne doit pas avoir un siège à la CENI.

"Si l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) qui est un parti d’opposition parlementaire a droit à un siège à la CENI, l’UFC qui se trouve également dans les mêmes conditions (2 députés, ndlr), doit également avoir droit à un siège". Avant de brandir la feuille de route de la CEDEAO qui insiste sur le caractère inclusif de la CENI.

C’est depuis 2010 que le parti de Gilchrist Olympio siège à la CENI au titre de parti d’opposition avec l’Alliance du Changement (ANC), la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). Qu’est ce qui explique qu’aujourd’hui, l’UFC ne soit plus aujourd’hui reconnue par ces derniers comme un parti d’opposition ?, s’interroge la vice-présidente du parlement.

Tout en sachant que, c’est une affaire interne à l’opposition, elle sait que, lorsque la invite l’opposition parlementaire à faire montre d’un esprit d’ouverture comme la majorité parlementaire, qui malgré ses 62 députés sur les 91, a accepté une composition paritaire et inclusive de la CENI de cinq (5) membres contre cinq (5) afin que ce problème soit réglé.

Rappelons que, la coalition dont est membre l’ANC veut renvoyer le représentant de l’UFC à la CENI alors que, ce parti siège à la CENI au titre de l’opposition parlementaire. Ce que l’UFC et son président M. Olympio sont loin d’accepter. A l’UFC, son représentant reste et restera à la CENI.

Togotimes
N.B : Article repris grâce au partenariat entre Telegramme et Togotimes