Infos Togo COVID-19 et climat

LA TERRE RESPIRE MIEUX …

Publié le mercredi 10 juin 2020, par Gabinho

La pandémie de COVID-19 est-elle une « bonne » chose pour le climat comme beaucoup semblent l’énoncer un peu vite sur les médias et réseaux sociaux ? Mettons de côté le caractère peu éthique de considérer une pandémie comme étant une « bonne chose » pour le climat. Etant donné que la relation causale unissant « activité humaine » et « changement climatique » est admise par la communauté scientifique, il semble cohérent d’affirmer que le confinement est à l’origine de ces conséquences positives pour l’environnement.

« Nous invitons le monde entier à tirer des leçons du COVID-19 pour changer leur mode de vie et de consommation », peut-on lire dans une tribune qu’a publiée M. Gado Bemah sur les réseaux sociaux lors de la célébration de la journée mondiale de la Terre 2020. Ceci rappelle que le Togo n’est pas indifférent de l’impact positif de la pandémie sur l’environnement. A l’instar du Togo, certains pays de la planète ont également rapporté leur constat. C’est le cas de la Chine, de l’Inde ou encore de l’Italie. En effet, on a pu voir avec des images satellites que le confinement en Chine a entrainé une baisse significative des émissions destructrices. La NASA a d’ailleurs confirmé les résultats via Twitter en ces termes : « Les dioxydes de nitrogènes au-dessus de la Chine a baissé avec la quarantaine du coronavirus ». Même avancée pour l’Italie, qui sur le compte Twitter de Unica Radio a été écrit : « L’eau a retrouvé sa clarté et même des dauphins viennent y nager ». En Inde, vers la fin de l’année 2019, on a enregistré à New Delhi du côté de l’ambassade américaine, une concentration forte de 810 microgrammes de particules fines dites PM 2,5 par mètre cube d’air. Un taux 32 fois supérieur aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Des données du Central Pollution Control Board montrent qu’après 25 jours de confinement, la concentration en particules fines PM 2,5 a chuté à quelque 44 microgrammes par mètre cube d’air. Et c’est donc le résultat d’une baisse significative du trafic routier et d’un arrêt des chantiers de construction tout autant que la mise à l’arrêt de 11 des 12 centrales à charbon situées dans un rayon de 300 kilomètres autour de la capitale indienne.

Dans un communiqué via Coolclimate Network, le chercheur Christopher Jones affirme « Si on peut penser à comment se préparer au changement climatique comme à une pandémie, peut-être qu’il y aura du positif qui naîtra de tout ça ». Il interpelle donc à prendre au sérieux le changement climatique que la pandémie actuelle. En somme, reconnaissons que cette crise sanitaire semble donner un peu d’air à la planète Terre. Mais pour combien de temps ? Car à peine ce virus éradiqué que tout le monde consommera à mort sous prétexte de revivre à fond, rattraper le temps perdu, avoir survécu, etc… N’oublions pas le hashtag NOUS SOMMES LE PROBLEME.
Yvette S. / T228