Infos Togo Situation tendue dans les universités du Togo

La SEET s’insurge contre la mauvaise foi des autorités universitaires

Publié le mardi 6 février 2018, par

Elle n’est pas à l’avant-garde des derniers mouvements sur le Campus de Lomé et celui de Kara mais, la SEET (Synergie des Elèves et Etudiants du Togo) n’est pas pour autant indifférente par rapport à la situation actuelle qui prévaut dans ces deux temples publics du savoir au Togo.

Cette synergie présidée par Blaise Aménuvévé, un des anciens responsables de la LTDE (Ligue Togolaise des Elèves et Etudiants), dit s’insurger « contre cette mauvaise foi des autorités vis-à-vis des promesses non tenues et les (autorités universitaires, ndlr) invite instamment à faire face aux revendications des étudiants avec responsabilité ». Aussi, les appelle-t-elle « à l’ouverture rapide des discussions avec toutes les associations estudiantines de Kara et Lomé comme convenu lors de sa dernière rencontre avec le ministre afin de mettre fin à la crise sociale dans les deux universités publiques du Togo ». Une des porte-voix de la lutte pour les droits des étudiants, « la SEET réitère la volonté des étudiants et toutes les associations universitaires pour des discussions franches et sincères qui déboucheront sur des solutions constructives pour le bien de l’éducation Togolaise » et convie « les autorités gouvernementales à manifester la même volonté ».

Basile Aménuvévé et ses collègues fondent ces revendications suite aux constats selon lesquels, les autorités universitaires soient d’après eux silencieuses face à la situation actuelle à l’Université de Lomé, et vues « les échauffourées de ces derniers jours sur les campus universitaires de Kara et de Lomé », « la barbarie de la police universitaire et nationale qui fait du campus universitaire de Lomé un terrain de combat », « les restrictions imposées par les autorités universitaires qui refusent énergiquement les libertés de réunion en violation de l’article 14 de la constitution et les droits des syndicats » et enfin « la fuite en avant des autorités universitaires et gouvernementales face aux revendications des étudiants en imposant le langage de brutalité et de force dans l’intention de contraindre les étudiants au silence ».
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