Infos Togo Affaire des étudiants togolais morts au Maroc / Certains organes sectionnés

La SEET livre sa part de vérité, un nouvel élu local de Wawa 2 soupçonné de...

Publié le mercredi 27 novembre 2019, par Gabinho

En conférence de presse ce jour à Lomé, la SEET (Synergie des Élèves et Etudiants du Togo) s’est prononcé sur les mésaventures de son SG, Basile Amenuveve, le 17 Novembre dernier à Kara, après deux rencontres avec les étudiants de cette ville, et sur l’affaire des étudiants togolais morts quelques mois plus tôt au Maroc. Partie aux informations près des familles de ces trois infortunés, cette Synergie semble élever des soupçons...

Lecture de la déclaration de la SEET...

DECLARATION LIMINAIRE DE A L’OCCAION DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE CE MERCREDI, 27 NOVEMBRE 2019

Mesdames et Messieurs de la presse ;

Je voudrais au nom du Bureau Exécutif National et au nom de l’ensemble des militantes et militants vous souhaiter la bienvenue à cette conférence de presse.
Mais avant tout, permettez que je vous exprime la profonde gratitude et reconnaissance du Bureau Exécutif pour l’intérêt que vous accordez à la lutte des enfants du peuple pour une éducation accessible à tous.
La Synergie des Elèves et Etudiants du Togo (SEET) dans sa mission d’une éducation partagée pour toute la jeunesse togolaise s’est rendue à Kara, le samedi, 16 novembre 2019 avec une délégation composée du Secrétaire Général, Basile AMENUVEVE et d’un autre membre du bureau, camarade MOUHAMED Montazar. Cette délégation a tenu la réunion avec les étudiants des deux associations démocratiques des étudiants (LTDE et SEET) le samedi 16 et le dimanche 17 novembre 2019 dans le sens de redynamiser les deux sections et de leur tenir informer sur la nouvelle orientation des deux associations.
Après la séance du dimanche qui a pris fin dans la matinée à 11 heures. Les deux camarades étaient obligés de passer la suite de la journée de dimanche dans la ville de Kara afin de joindre Lomé le lundi par la Compagnie de transport LK qui quitte très tôt dans la matinée.
C’est alors dans cette nuit, que le camarade Secrétaire Général, Basile AMENUVEVE dans le besoin de recharger sa connexion internet a rencontré une vielle amie du CEG, dans leur discussion, apparurent cinq (5) personnes habillées en civil avec cordelette. Ils récupérèrent le petit sac à main contenant le portable, l’argent et d’autres objets scolaires du camarade Basile AMENUVEVE. Son ancienne amie voulait protester, c’est là que le camarade SG intervint pour faire partir l’amie. Cette dernière est partie et ces messieurs ont trainé le camarade SG sur un terrain de Basketball pour une série de questionnement : qui t’a envoyé à Kara ? Ce n’est pas Monseigneur Philipe Fanoko KPODZRO qui t’a envoyé pour venir troubler l’élection présidentielle de 2020 ? Quelle relation avez-vous avec les Professeurs David DOSSEH et Roger FOLIKOE ? Vous êtes venu à Kara l’année passée et après votre départ on a vu ce qui s’est passé. Cette fois-ci, nous suivons de près toutes vos actions et nous n’allons plus vous laisser faire. Qu’est-ce qu’un akposso a à faire dans un pays kabyé ? C’est à ces questions insensées que le défenseur des droits des étudiants, Basile AMENUVEVE a été soumis aux tortures, traitements inhumains et sauvages dont les images ont fait le tour des réseaux sociaux.
Mesdames et messieurs de la presse ;
La SEET par la présente conférence de presse interpelle le premier magistrat de la République togolaise, monsieur Faure Esozimna GNASSINGBE, conformément à l’article 22 de la constitution togolaise qui garantit le droit à tout citoyen togolais de circuler librement sur le territoire national et l’article 30 qui reconnait la liberté d’expression, d’association et de réunion.
Elle condamne avec dernière énergie, les comportements rétrogrades et moyenâgeux des autorités togolaises qui œuvrent inlassablement pour la division, la violence, le tribalisme, le génocide et la semence d’une rage au sein de la jeunesse togolaise. Nous interpellons également les organisations de défense des droits de l’homme : Amnesty International, la LTDH, l’ASVITTO, etc... Ainsi que des organismes internationaux : l’UNICEF, UNESCO, Comité Contre la Torture, Union Européenne, les Ambassades de France- Allemagne-USA, l’OMCT, etc… à saisir ce dossier afin que les commendataires de cette bavure répondent devant la loi.
Nous restons fermes sur notre combat d’union et d’engagement citoyen de la jeunesse pour la défense ferme des intérêts matériels et moraux des étudiants, la justice et liberté pour toute la jeunesse en quête de pain et liberté. Nous mettons ainsi en garde les autorités des deux universités publiques du Togo qui mettent en place des miliciens pour aider les gardiens des étudiants à réprimer violemment les responsables d’associations démocratiques d’étudiant.
L’opinion nationale et internationale doit savoir que si un mal arrive au camarade Basile AMENUVEVE et ses collaborateurs, les présidents des deux universités, le préfet de la Kozah et le gouvernement avec sa tête Monsieur Faure GNASSINGBE sont responsables, car selon les dires de ces criminels, toutes nos conversations téléphoniques sont sur écoute et qu’ils travaillent avec les gardiens de l’Université de Lomé.
C’est dans cette logique qu’au 21 novembre 2018, le Président de l’Université de Lomé, Prof. Komlan Dodzi KOKOROKO ordonna ses miliciens et les gardiens de l’université de Lomé à livrer le camarade SG, Basile AMENUVEVE à la vindicte populaire dans le jardin botanique. Il a promis ce jour qu’il enverra ses éléments cassés lors de nos prochaines manifestations afin qu’il puisse nous faire condamner.
Mesdames et Messieurs de la presse,
Par ailleurs, nous éclairons l’opinion que les étudiants togolais vivant en terre étrangère ne sont pas privés de cette impunité. C’est ainsi que trois (3) étudiants togolais sont décédés au Maroc de manière obscure dans une galère totale. Il s’agit de NOUMOULEY TCHOMPION Yao Mawoussi, ADOULEY Kossi Amegno, AFOTOGBE Kokouvi Rodrigue. Le gouvernement peine jusqu’à ce jour à donner les vraies circonstances qui ont conduit à la mort de nos camarades. Sur ce sujet, les familles défuntes ont été plusieurs fois convoqué à la gendarmerie de Gbadi-N’kougna pour des intimidations afin qu’ils ne disent pas ce qui a été observé sur les corps de leur enfant. Sur les corps, les parents ont remarqué les ventres et les têtes ainsi que les oreilles ont été fendus et cousus, le sexe est porté disparu sur tous les corps. Voilà ce que le gouvernement cachait en refusant le rapatriement des corps quand ils étaient décédés. Selon les parents de la famille NOUMOULEY de ADOMI, Monsieur Kodjovi BOSSIADE nouveau maire de la commune WAWA 2 leur a promis quelques jours avant le décès de leur fils qu’il ordonnera qu’on déporte leur enfant car il n’a pas encore pris le terrain qu’il a exigé avant d’aider l’enfant à gagner la bourse.
Par la présente conférence de presse, la SEET réaffirme que pour que l’année académique 2019-2020 soit sereine, les présidents des Universités publiques doivent dissoudre les miliciens qu’ils ont installé, respecter les clauses du système LMD, le respect de la liberté d’expression et d’association. Le Ministre de l’Enseignement Supérieur pour sa part doit faire augmenter les aides des étudiants, sortir des allocations et bourses qu’il bloque dangereusement car l’éclatement du magma souterrain est à l’horizon.
Mesdames et Messieurs de la presse,
Pour finir, la SEET demande au Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, Prof Robert DUSSEH de situer l’opinion sur les vraies circonstances du décès de nos camarades, la remise de l’autopsie des corps aux parents, les plaies observées sur les corps ainsi que des parties qui sont disparues. Elle apporte un soutien sans faille aux familles victimes qui ne cessent de recevoir des menaces en leur demandant de ne pas céder aux intimidations car la justice et la lumière pour nos camarades n’est pas négociable. Nous appelons ainsi les camarades étudiants à une mobilisation massive pour exiger des meilleures conditions en faveur de la classe studieuse de notre pays.
Vive la Jeunesse en quête de liberté,
Vive le combat pour la justice aux étudiants décédés au Maroc,
Vive l’éducation, la justice et la liberté pour la jeunesse togolaise.
Pour le Bureau Exécutif National,
Le Secrétaire Général,
Basile AMENUVEVE.