Infos Togo Togo-Covid 19-Agriculture

La ruée vers le café bâtard !

Publié le vendredi 24 avril 2020, par Gabinho

C’est un constat positif fait par le promoteur de Natuthé et du thé Kinkéliba (encore appelé Café bâtard) au Togo, dans la sous-région et en Afrique, Adamas Koudou : « Si nos frères ne veulent pas consommer local, par conviction, par amour, par patriotisme peut-être qu’on sera contraint de consommer local parce que même si on fait le civilisé, l’occidental, maintenant les frontières sont fermées. Vous allez voir les gens remplir la boutique ici, prendre des dizaines de Kinkéliba parce qu’on a eu échos qu’il faut prendre des boissons chaudes mais aussi échos que ce que le Kinkéliba fait, Artémésia peut faire tout comme la quinine, le neem … peuvent faire aussi. Donc les gens ont eu recours aux solutions locales, c’est plutôt magnifique pour l’Afrique ».

Et ce recours aux solutions locales en ces temps de crise sanitaire mondiale de Coronavirus s’exprime particulièrement à Natuthé. Des dires du jeune entrepreneur, « c’est vrai que notre personnel au niveau de la production, on a été obligé de le réduire, parce que tout le monde peut plus avoir accès aux salles, mais au niveau administratif et commercial, on a maintenu, parce que nous avons eu plus de commandes, plus de besoins des consommateurs à prendre du Kinkéliba. C’est seulement au niveau international qu’on a eu des soucis parce que les frontières étant fermées, on ne pouvait pas livrer les commandes qui étaient en cours sur le Gabon, la Côte d’Ivoire… Mais sur le plan local, la consommation pour nous est légèrement plus grande qu’avant. Ce que moi je vois, c’est que le Covid-19 est en train de faire prendre conscience aux Africains de leurs potentiels ».

Tout point fait, Adamas Koudou relève, « nos ventes n’ont pas baissé, parce que la consommation locale a augmenté. Et donc les difficultés de livrer l’extérieur ont fait que ça fait un ballotage ».

Si l’on ne peut que se réjouir d’une telle chose, il mesure les difficultés de ces autres frères agripreneurs qui ont du mal en ces temps à maintenir le rythme de leurs activités et en appelle au gouvernement pour des mesures d’accompagnement indispensables. Autre appel de M. Koudou, c’est celui de la mise sur pieds d’un fonds « pour encourager l’entreprenariat de recherche, parce que, on est parti de l’entreprenariat de survie, on a appris à entreprendre pour notre emploi et procurer de l’emploi aux autres mais maintenant il faut nous donner la capacité de proposer des solutions, donc il faut des mesures de laboratoire qui peuvent aider nos produits à gagner la confiance du public par les différents certificats, les différents niveaux d’analyse que ces laboratoires nous rendrons capable de faire ».
T228