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La Conférence de Consensus a tracé une piste

Publié le dimanche 13 octobre 2019, par Gabinho

Chose dite, chose faite. Annoncée en milieu de semaine par le comité d’organisation, la Conférence du Consensus de la jeunesse togolaise a tenu toutes ses promesses, Samedi à l’hôtel Eda Oba de Lomé. Jeunes étudiants, en quête d’emploi ou non, investisseurs et partenaires de développement et responsables de structures de l’Ett oeuvrant pour l’épanouissement de la jeunesse ont pris la parole pour diagnostiquer ensemble le mal de cette jeunesse togolaise et y proposer la thérapie pour une adéquation de la formation et de l’emploi en vue d’une insertion professionnelle plus réussie.

""Nous avons diagnostiquer les problèmes et proposé des solutions. Nous avons parlé du système éducatif, de l’orientation et de l’insertion professionnelle. Comme tout système éducatif nous avons été unanime sur le fait que le système éducatif togolais est archaïque et que nous devons le réadapter aux réalités d’aujoud’hui. Nous avons proposé que le système éducatif soit révisé chaque 5 ans pour insérer de nouvelles mises à jour... des données, des tests psychologiques aux enfants dès le bas âge afin de détecter leurs talents et mieux les orienter dans leur vie estudiantine. Il a été aussi proposé une orientation adaptée aux parents pour qu’ils comprennent les enjeux et les débouchés qui s’offrent à leurs enfants. Nous avons aussi statué sur le fait qu’il y a inadéquation de nos diplomes avec les réalités du terrain. Nous avons relevé une défaillance au niveau de l’Etat quant aux qualités des universités privées. Donc, il a été proposé un contrôle sérieux pour qu’aucune université ne s’implante si elle ne répond pas aux critères en vigueur, pour éviter qu’on sorte diplomé mais incompétent"", ces mots de Rafiatou Sougoulimpo, étudiante en fin de formation en Gestion des entreprises et qui a livré les travaux d’un des ateliers de consensus au niveau de cette conférence, en disent beaucoup sur les différents diagnostics qui ont précédé les propositions faites par la jeunesse togolais.

En tout cas, tout comme cette dernière, partenaires et organisateurs s’en sont sortis satisfaits au terme des heures de discussions eues par cet après-midi de Samedi. Si certains des partenaires n’ont pas hésité à promettre des ouvertures à venir pour la jeunesse, quant à l’organisation par la voix de Prince Bahamboula, grande a été la satisfaction d’avoir pu créer un espace qui a permis ""aux jeunes de s’exprimer de la façon la plus libre, de la façon la plus innovante, de diagnostiquer la réalité de leur quotidien et ensuite faire des propositions, remonter des informations pour qu’ensemble, nous puissions co-construire avec des partenaires de développements, des pouvoirs publics, des investisseurs étrangers ..."". Si le patron de Wake Up Mind, organisation panafricaine qui est à l’initiative de cet évènement a salué l’ ""engouement manifesté par la jeunesse togolaise qui donne le top départ des conférences de consensus"" qui seront animées ""pas qu’au Togo, mais dans d’autres pays également"", a indiqué que cette structure n’a pour objectif que ""l’éveil de conscience, que la jeunesse soit associée dans toutes les processus de décision pour que les actions publiques soient co-construites avec les partenaires de développement, l’Etat et les investisseurs étrangers"".

L’étape de Lomé étant une réussite, M. Bahamboula donne des idées sur la suite à donner à toutes les propositions faites. ""A l’issue de cette conférence de consensus, il y aura des comités qui seront mis en place, des comités d’experts mais associés au jeunes. L’heure n’est plus à subir des décisions, ou programmes qui viennent de l’extérieur qui ne tiennent même pas en compte de la réalité de la jeunesse togolaise. Donc, les comités seront mis en place avec les jeunes issus de tous les quartiers populaires, issus de tous bords, pour co-construire ces programmes réfletant la réalité de cette jeunesse. Il y a eu des propositions qui ont été faites, notamment sur tout ce qui est défi numérique, il y a un jeune qui a soumis l’idée de la mise en place de l’université numérique de Lomé, c’est incriyable, c’est une idée qu’il faut encourager, fouiller pour que cette jeunesse se sente concernée. Il n’y a pas que le numérique, il y a eu l’agriculture qui a été abordée. On a parlé de l’opportunité d’exploiter la terre togolaise qui regorge un potentiel énorme en terme de développement, donc il faut qu’il y ait des programmes qui doivent réconcilier la jeunesse togolaise avec l’agriculture"".

On ose espérer que de cette démarche découle le salut de la jeunesse togolaise qui fait face à des difficultés quant l’adéquation formation, orientation, insertion professionnelle.
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