Infos Togo Coup de théâtre à l’Assemblée nationale

L’UFC s’offre l’une des cinq places de l’opposition parlementaire à la CENI

Publié le mardi 24 octobre 2017, par

Alors qu’ils sont partis à l’Assemble nationale pour débattre d’un autre sujet, les députés togolais, en l’absence des ministres qui devront répondre présents, se sont vus servir un autre plat, digeste pour les élus UNIR et UFC, et indigeste pour ceux de l’opposition parlementaire, qui ont dû quitter précipitamment la salle.

C’est l’élection d’un nouveau membre de la CENI, en ajout aux 12 déjà élus et qui ont prêté serment depuis vendredi dernier devant la Cour Constitutionnelle. Au terme du processus, c’est le membre de l’UFC de Gilchrist Olympio, Jean-Claude Homawoo, qui a été élu, pour siéger à la CENI avec ses 12 autres pairs précédemment élus.

Une procédure que dénoncent les députés de l’opposition à l’Assemblée nationale, puisque n’ayant pas eu vent précédemment de quelque dépôt de candidature et aussi ne reconnaissent toujours pas à l’UFC un statut de parti de l’opposition, vu qu’il est en accord de gouvernement avec le parti au pouvoir.

Pour Jean Kissi du CAR, qui se réferre aux procédures en matière d’élection des membres des institutions de la République, ""des candidatures viennent, le président s’en saisit, il met une commission en place, laquelle commission étudie les dossiers de candidatures et soumet son travail à la Conférence des présidents qui prend acte si la procédure est bonne. Si elle n’est pas bonne, le président de l’Assemblée nationale est obligé de retourner en concertation avec les chefs des sensibilités qui sont à l’Assemblée, et ce n’est qu’après que ça revient à la Conférence des présidents et quand la procédure est bonne, cette conférence donne le OK et décide à quelle date ça doit être présentée à la plénière"" Ce qui d’après le député Kissi n’a pas été le cas de la procédure ayant conduit à l’élection de Jean-Claude Homawoo. ""Tout ça là on n’est pas au courant, et ce matin, on vient passer un communiqué comme quoi on doit passer à l’élection d’un membre de la CENI"", constate-t-il avant d’indiquer que c’est ""une grave violation des procédures et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale"".

Même son de cloche également de la part de la présidente du groupe parlementaire ANC, Me Isabelle Améganvi, d’après qui, les députés UNIR et ceux de l’UFC ""sont dans une logique de violation pernanente des textes de l’Assemblée nationale, de la Constitution de la République togolaise"". Elle a informé qu’ils n’ont pas déposé de liste de candidat pour la CENI parce que jugeant que l’élection de ces derniers ""fait partie des réformes constitutionnelles et institutionnelles""
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