Infos Togo Crise politique, législatives de décembre 2018, affaire de siège de l’opposition à la CENI…

L’UFC réclame son droit d’ainesse et exclut toute idée de démission de Homawo

Publié le mardi 30 octobre 2018, par

C’est en substance l’un des messages forts envoyés ce mardi par les lieutenants du « Maréchal » Gilchrist Olympio qui lui-même n’a pas été présent à cette rencontre avec la presse comme cela avait été projeté. « Notre parti est engagé à contribuer au respect scrupuleux de la feuille de route de la CEDEAO dès lors que la facilitation continue par manifester son engagement à accompagner les Togolais par l’expertise et des appuis techniques pour le déroulement d’un scrutin législatif transparent libre, conforme aux standards internationaux en vigueur ». C’est le sens de l’appel de l’UFC lancé aux acteurs politiques togolais mardi au cours d’une grande sortie médiatique.

Soudés comme un seul homme, les ministres Wilson Doris, André Johnson et deux conseillers du président Gilchrist Olympio Isaac Tiakpé et Dr Gada Ekué, ont indiqué que leur parti, ancien principal parti de l’opposition, est « dans une démarche inclusive. Nous sommes les aînés de la scène politique, c’est à nous de montrer l’exemple et de tracer la voie du Togo nouveau en dépit des invectives qui sont très accessoires par rapport à la mission que notre parti a reçu pour accomplir la paix dans ce pays ».

Pour une fois encore, le parti de Gilchrist Olympio, a invité « toutes les forces politiques soucieuses d’un règlement pacifique et politique de la crise à se joindre à nous pour parachever l’œuvre de longue haleine que nous avons entrepris depuis les années 1992, dès la création de l’UFC et qui est d’obtenir une alternance par la voie des urnes ».

Pour précisément ce qui est de l’affaire de la non appartenance de l’UFC à l’opposition parlementaire que la coalition de la C14 continue de claironner, le parti de M. Olympio persiste et signe : « nous sommes un parti politique de l’opposition ».

Conseiller de M. Olympio, Isaac Tiakpé a indiqué au cours de cette rencontre avec la presse que la présence de leur parti à la CENI ne créée pas de déséquilibre. Car, d’après lui, « que nous y soyons ou pas, les représentants du parti au pouvoir et de l’administration seront au nombre de 9 et tant que le quorum est atteint, ils continueront les activités pour aller aux élections ». Et à ceux qui s’attendent à une démission de Jean-Claude Homawo, représentant du parti au symbole du palmier rouge dans un fond jaune à la CENI, il se veut intraitable : « le représentant de l’UFC à la CENI ne démissionnera que si la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) débarque et dit que l’UFC n’a pas sa place dans la CENI ».

On attend donc de voir si la CEDEAO sacrifiera à cette exigence.
T228