Infos Togo AG élective du CNO-Togo

L’irréversible marche vers le 19 Décembre prochain, Julien Minavoa annoncé à Lomé pour la supervision du scrutin au nom du CIO

Publié le lundi 14 décembre 2020, par Gabinho

Après la crise, et les différentes étapes du processus de l’Assemblée générale élective place au dernier acte devant sceller le 19 Décembre 2020 le sort du bureau sortant du CNO-Togo (Comité National Olympique-Togo), présidé par Azaad Kélani Bayor, lui-même qui n’est pas candidat à sa propre succession, parce que mis sur le carreau par les textes. Des éléments d’appréciation à notre portée, tout laisse paraitre que l’on est dans un processus irréversible, chose que les différents acteurs se doivent de se mettre en tête.

Un de ces éléments, c’est le CIO(Comité International Olympique), qui, entretemps, par le biais du Président de l’ACNOA / Zone 3, Julien Minavoa, a déjà adressé un courrier de félicitation pour l’accompagnement totalement responsable dont bénéficie le CNO-Togo, de la part de la ministre des Sports, et d’encouragement à maintenir le cap avec la même symbiose pour des élections libres transparentes et apaisées, s’est bien annoncé à ce rendez-vous à travers plusieurs échanges de courrier avec le CNO-Togo. Dernier courrier entre le responsable de la mission d’observation du CIO à Lomé et le CNO-Togo, il était relatif aux dispositions administratives à prendre pour faciliter l’arrivée au Togo du représentant du CIO.

A l’analyse, si du courriel du Président de l’ACNOA / Zone 3, Julien Minavoa, qui sera en mission d’observation sur cette élection, au CNO-Togo, il est clairement indiqué, « aussi voudrais-je savoir s’il vous serait possible de solliciter des Autorités compétentes de votre pays, des facilités d’entrée sur votre territoire par voie routière, en provenance de Cotonou face au contexte de Covid-19 », il y a bien eu pas moins de deux réponses du comité national, l’un assurant de ce que les dispositions auprès des autorités compétentes seront prises, et aussi pour demander à envoyer copie du passeport du représentant du CIO, et à être fixé sur l’immatriculation du véhicule à bord duquel il fera le déplacement sur Lomé, il est difficile de comprendre dans ce processus toute autre manœuvre qui pourrait tendre à un report de cette AG puis à une prorogation du mandat de l’actuel bureau du CNO-Togo. Comment pourrait-on comprendre une telle manœuvre que semble ébaucher le président sortant à travers un entretien sur une radio de Lomé, alors que lui-même reconnaissait que la crise est « derrière nous ».

Chose curieuse, au cours de cette même sortie aux allures d’une marche à reculons pour celui qui pourtant se réclamait avoir calmé le jeu en se mettant hors course, pour respecter les textes et suites à diverses injonctions, il dit n’avoir pas aimé les attaques sur les réseaux sociaux et à travers certains médias, entre les deux candidats à la présidence, alors même que la campagne n’était pas officiellement à l’époque ouverte, et dont la manœuvre semble le repositionner contre toute attente, pour une prorogation de six mois, pour dit-il faire injonction à certaines fédérations d’aller d’abord en AG pour légaliser leur situation. Et comme parapluie pour couvrir cette nouvelle manœuvre digne d’une autre époque, il avance comme argument que selon les textes du CIO, tous les Comités olympiques nationaux qui prennent part aux AG de l’instance mondiale sont celles qui sont dans la légalité et en conformité en avec ces textes.

On peut constater à travers une telle manœuvre, une volonté manifeste de s’attaquer à un courrier du ministre des Sports, en date du 15 Octobre qui déjà, octroyait une autorisation spéciale à toutes les fédérations de prendre part à l’AG. Chose qui, d’après M. Bayor, ne serait pas du goût du CIO, qui va jusqu’à clamer que « l’Etat ne doit pas s’interférer dans nos affaires ». Tout reste encore à vérifier dans la mesure où, contrairement à ses dires, le CIO est bien dans la dynamique et entend superviser l’AG du 19 Décembre prochain.

Des élucubrations du président sortant du CNO-Togo, élucubrations dont lui seul en détient les mobiles et la finalité, on en retient qu’il y a 14 fédérations sur les 23 Olympiques qui aujourd’hui n’ont pas organisé leur AG pour régulariser leur situation alors qu’elles ont pourtant été relancées à plusieurs reprises. Et c’est son argument fort pour faire visiblement constater un problème de quorum qui ne serait pas atteint pour fomenter une prorogation de six mois du mandat de son bureau.

De tout ce qui précède, on est à même de se demander, si après avoir calmé comme il le disait le jeu, il n’est pas en train de créer une nouvelle crise artificielle.

Le compteur tourne et l’on se rapproche toutefois du 19 Décembre alors que l’homme a laissé entendre qu’il ira vendre son idée d’une prorogation de six mois au ministre des Sports.
Bon à suivre !
T228