Infos Togo Rencontre Bataka et acteurs du secteur de l’élevage bovin au Togo

L’Augmentation du revenu des ménages pastoraux et des propriétaires de bovins dans le viseur

Publié le mardi 3 mars 2020, par Gabinho

De l’ambition, le ministre Noël Koutéra Bataka et les acteurs du secteur bovin au Togo en ont pour l’élevage. C’est de cette ambition dont il a été question hier Lundi au cours d’une rencontre d’échange qui a eu lieu entre le titulaire du portefeuille de de l’Agriculture, de la production animale et halieutique et ces acteurs. Il a été question d’une présentation sur la modernisation de l’élevage des bovins au Togo à travers des modèles de zones aménagées pour un élevage semi intensif.

De ces discussions, les responsables de l’interprofession, la plateforme transhumance, rugga, les vétérinaires et les bouchers reconnaissent que « les modèles de zones aménagées sont des systèmes d’exploitation dans un domaine bien circonscrit, regroupant des pools de troupeaux bovins d’une localité donnée, disposant d’atouts naturels (terres, assez bonne pluviométrie, source d’eau, barrage…) et d’infrastructures sociales de base (école, dispensaire, cabinet vétérinaire…) ; centrés sur des espaces aménagés à fort potentiel de production fourragère ». Aussi, autour de ces zones, « sont greffées les infrastructures pastorales marchandes ou non, en vue d’améliorer la productivité et la production à travers la mise en valeur des chaînes de valeur des filières bétail viande et essentiellement le Lait, avec une valorisation de la biotechnologie animale : l’insémination artificielle et l’amélioration génétique et la technologie laitière ».

Il est à noter que tout est entrepris dans un modèle d’entrepreneuriat, qui est étoffé par le MIFA, et consolidé par des actes administratifs et règlementaires.

Cinq objectifs sont visés par les différentes parties, « sécuriser l’exploitation : identification, délimitation, conditions d’éligibilité, d’accès, application des principes du code foncier, actes juridico- administratifs ; certification », « produire la fourragère en quantité et en qualité : semences, mode de gestion, système de rotation… », « créer et développer des chaines de valeur de la filière bétail viande et lait : centre de collecte et de traitement de lait : biotechnologie animale (insémination artificielle) suivi sanitaire », « créer les conditions d’un meilleur accès au marché : marché à bétail, abattoirs » et enfin « mettre en place un système de financement soutenu par le ProMIFA : contractualisation et mesures d’accompagnement ».

Si l’on reconnait que toutes les démarches ne sont que la traduction ans les faits, des orientations du Chef de l’Etat dans le Plan opérationnel de gestion de la transhumance, pour une meilleure coexistence pacifique entre les différentes communautés et l’élevage bovin et le développement de l’économie rurale, il est à noter que toutes les dispositions concourent à moderniser la pratique de l’élevage bovins afin d’augmenter le revenu des ménages pastoraux et des propriétaires de bovins au Togo.

Dans ses mots aux participants à cette rencontre, le ministre Bataka a émis ses intentions et celles de ses services, à « travailler sur ces modèles, structurer les noyaux d’élevage, évaluer les besoins du troupeau pour bien estimer la quantité et la qualité de fourrages, monter des plans d’affaires avec le concours de MIFA et mettre en place une mini-laiterie au Togo pour l’exploitation du lait ».
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