Infos Togo Entraves à la liberté d’exercice des activités des partis politiques

L’ANC fustige l’attitude irrespectueuse d’un officier des FAT et des manoeuvres du régime

Publié le jeudi 10 août 2017, par Gabinho

Le 03 Août dernier se tenait à Lomé une grande marche de CAP 2015 qui a fait descendre sur Lomé des militants des partis politiques membres de ce regroupement dans la capitale togolaise pour prendre part à la manifestation. Mais cette descente sur Lomé ne s’est pas effectuée sans encombre.

""Dans le but évident d’entraver ces manifestations, le régime RPT/UNIR a déployé sur les principales routes d’accès à la capitale, des détachements de police et de gendarmerie, qui se sont livrés à des fouilles systématiques et à des tracasseries de toutes sortes à l’encontre de tous les militants en uniformes de leurs partis. C’est ainsi que des bus, transportant des militants de l’ANC qui se rendaient à la manifestation de CAP 2015, se sont heurtés aux barrières des forces de sécurité, postées notamment à Kpogan (route d’Aného), à Adétikopé (route d’Atakpamé) et à Zanguéra (route de Kpalimé)"", relève un communiqué de l’ANC signé de son vice-président, Patrick Lawson-Banku.

Ainsi, à Kpogan, ces forces de sécurité dans.leurs oeuvres ""ont immobilisé pas moins de 7 bus et ont contraint les occupants à poursuivre leur trajet à pieds, au prétexte que les chauffeurs n’ont pas leurs cartes d’identité !"", obligeant ""le Président National de l’ANC, Chef de file de l’opposition, M. Jean-Pierre FABRE, alerté, àse rendre en personne sur les lieux à Kpogan pour faire, non sans mal, libérer les véhicules qui ont pu réembarquer leurs passagers et reprendre la route vers le point de départ de la marche"".

Le parti orange, membre de CAP 2015, dit dénoncer et condamner ""fermement ces pratiques destinées à empêcher les citoyens de se rendre à des manifestations publiques pacifiques, des pratiques qui constituent des délits d’entraves au libre exercice des activités des partis politiques, délits prévus et punis par la loi portant statut de l’opposition"".

Aussi fustige-t-il ""en particulier l’attitude irrespectueuse de l’officier en charge du détachement de Kpogan, qui a tourné le dos sans daigner répondre aux questions du député de la nation, au demeurant Chef de file de l’opposition avec rang d’institution de la République"".

Il semble voir derrière ces ""actes liberticides, passibles de peines d’amende et d’emprisonnement conformément à la loi"", la main du régime RPT/UNIR que l’on dit avoir ""orchestré sur les médias, des campagnes de dénigrement de l’opposition togolaise, d’intoxication et d’intimidation des populations, avec des rafles opérées dans les quartiers"" dès l’annonce de cette manifestation du 03 Août dernier qui était destinée à ""dénoncer les coups de force permanents du régime RPT/UNIR en vue de se maintenir au pouvoir, condamner fermement le refus obstiné du Chef de l’Etat de rechercher le dialogue et le consensus avec l’opposition démocratique pour une sortie de crise et exiger la relecture de la loi portant création des communes, la mise en œuvre rapide et consensuelle des réformes politiques prévues par l’APG et l’organisation des élections locales"".
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