Infos Togo Sale temps pour la Presse togolaise

L’Alternative, suspendu pour 4 mois

Publié le vendredi 5 février 2021, par Gabinho

Sale temps pour la presse togolaise et un début d’année 2021 difficile. C’est du moins ce que l’on peut dire. Alors qu’un journal (“L’Indépendant express”) s’est vu retirer son récépissé le mois dernier à la suite d’une procédure judiciaire, sollicité par la HAAC (Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication), c’est un autre organe qui se voit suspendu à compter de ce jour et ce pour 4 mois. Il s’agit du bi-hebdomadaire “L’Alternative”. Selon les termes de l’autorité de régulation, cette décision fait suite à une plainte déposée par le ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière, Koffi Tsolenyanou pour publication de “fausses informations, offense et diffamation”.
Pour cette instance dirigée par Pitalounani Telou qui a auditionné le premier responsable du journal, le bi-hebdo togolais “l’Alternative” n’a pas respecté les règles professionnelles qui régissent l’exercice de la profession.
Il est à noter que cette nouvelle affaire fait suite à la publication le 02 Février dernier par l’organe du Confrère Ferdinand Ayité d’un article indiquant que Me Koffi Tsolenyanou est un faussaire au gouvernement.
En réaction à une telle suspension, voici ce qu’a écrit le premier responsable du journal : « Ce communiqué de la HAAC est un tissu de mensonges. Et c’est bien triste. Ceux qui ont lu L’alternative du mardi passé ont vu tous les documents que nous avons publiés. Ce matin en arrivant à la HAAC j’avais avec moi une pile de documents. Le plaignant a transmis lui aussi des documents à la HAAC. Lorsque nous sommes rentrés dans le fond du dossier les responsables de la HAAC disent puisque l’affaire est au tribunal seule la justice peut apprécier les pièces. J’en voulais même leur remettre certains mais ils n’ont pas voulu prendre. Ils ont dit que c’est l’aspect déontologie qui les intéresse et c’est là où il y a eu tout un débat autour du mot faussaire. Maintenant que les mêmes responsables viennent dire dans un communiqué que nous n’avons produit aucun document pour justifier les faits allégués est quand même hallucinant. Deuxième mensonge. La fameuse lettre de monsieur Tsolenyanu. Dans la conduite de ce dossier, nous avons adressé le 18 janvier un courrier au cabinet du notaire pour le rencontrer et avoir sa version. Il est rentré dans un jeu de cache-cache avec nous durant deux semaines. Le jour du bouclage, il fait parvenir un courrier à la rédaction soi-disant que si lui il doit nous rencontrer pour donner des versions, ce sera devant la HAAC. Il n’y a aucune disposition de la loi qui dit que lorsqu’on veut recouper des informations c’est devant la HAAC que cela doit se faire. Donc ce courrier n’a aucun sens et le président de la HAAC et les membres en sont conscients puisque le président a dit aujourd’hui qu’il a appelé Tsolenyanu pour lui dire que la HAAC n’est pas une cour pour faire une réunion de ce genre. C’est hallucinant que dans son communiqué la HAAC cite ce courrier. Heureusement qu’en homme avisé nous avions pris nos dispositions avant d’aller à cette rencontre. Les propres propos feront foi. Ferdinand Ayite »

T228

N.B : En image, la Une de la parution qui a valu la suspension au journal l’Alternative