Infos Togo Douloureux évènements de Mardi sur le Campus de Lomé

Kokoroko condamne « cette attitude des responsables du MEET qui est de nature à saper tous les efforts consentis »

Publié le mercredi 24 janvier 2018, par

Dans un communiqué dont il est l’auteur, le président de l’Université de Lomé, Professeur Dodzi Komlan Kokoroko, se prononce officiellement sur les évènements qui ont émaillé l’Assemblée générale du MEET hier mardi sur le Campus Universitaire de Lomé. Dans sa première partie, le document reconnait que « le MEET et l’ACE, deux associations agréées par l’UL, ont saisi la Présidence de l’UL pour organiser leur AG sur le Campus, respectivement les 23 et 24 Janvier 2018 » et que « ces demandes sont en phase avec les dispositions en vigueur réglementant l’organisation des activités des associations agréées à l’UL ».

Raison pour laquelle, « elles (les autorités universitaires, ndlr) ont d’ailleurs été saluées dans un communiqué en date du 19 Janvier 2018 par la Présidence de l’Institution, qui a invité les autres associations à s’inspirer de la démarche entreprise par les deux associations précitées afin d’organiser leurs manifestations dans un climat convivial et apaisé ». Fort malheureusement constatent ces dernières, « avec regret et amertume » que « le refus du MEET d’utiliser le cadre défini » à savoir « l’Auditorium de l’UL et la Salle de Conférence de l’Institut Conficius pour abriter leur Assemblée générale » défie « l’autorité universitaire et engendrant des troubles », comme ce fut le cas ce mardi 23 Janvier 2018, quand ces « responsables de cette association ont tenté de tenir leur assemblée générale devant l’Amphi 600, cadre de déroulement des activités pédagogiques, avec délogement des étudiants et perturbation des cours ».

La présidence de l’Université de Lomé condamnant « cette attitude des responsables du MEET qui est de nature à saper tous les efforts consentis par les autorités universitaires pour régler avec méthode et inclusion les difficultés auxquelles fait face toute la communauté universitaire », explique que c’est parce qu’ayant jugé que « cette situation mettait en péril la sécurité des personnes et des biens sur le Campus » que « la police universitaire, sous l’autorité du Président de l’Université » a été amenée à disperser « les manifestants et restauré l’ordre public ».

Toutefois, Dodzi Kokoroko et ses collègues disent réitérer leur « disponibilité et écoute à l’endroit des préoccupations des étudiant.e.s. » et restent ouvertes « au dialogue dans le respect et condamne la violence sous toutes ses formes ».
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