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Jean-Pierre Fabre, candidat déclaré de l’ANC, sans les réformes

Publié le lundi 25 février 2019, par

Alors que les Togolais ont les yeux rivés sur les élections locales et sur l’Assemblée nationale actuelle pour les réformes constitutionnelles, les grands pôles de la politique togolaise ont déjà la tête pour la présidentielle de 2020. Et déjà, ils tiennent leurs candidats pour ce scrutin.

Alors que le parti au pouvoir UNIR (Union pour la République), par le biais de son Secrétaire exécutif, a officialisé la candidature de Faure Gnassingbé pour cette présidentielle de l’année prochaine, c’est l’ANC, principale force de l’opposition parlementaire dans la législature antérieure aujourd’hui, extraparlementaire qui, quelques jours après la fermeture des journées de réflexion de la C14, dévoile le nom de son candidat pour ce scrutin et ceci, sans attendre quel visage prendront les réformes pour lesquelles les Togolais se sont battus en vain durant de bons mois avant les législatives de Décembre dernier.

En fait, hier dimanche, à Bè Kodjindi, lors d’un meeting de la jeunesse du parti qui de par son logo, croit briser les chaines par une bougie allumée, c’est l’ex député Drah Seveamenou qui a pris tout le monde au dépourvu, annonçant Jean-Pierre Fabre comme candidat de l’ANC pour la présidentielle.

Si on peut retenir pour l’instant qu’il parle de l’ANC, la grande interrogation est de savoir si des prévisions ne sont pas déjà faites pour qu’il soit imposé comme candidat de toute l’opposition extraparlementaire, ou du moins, la C14 pour ce qu’il en reste actuellement (cinq des membres ne s’étant pas présentés aux journées de réflexions). On attendre de voir mais la grande interrogation est de savoir si cette annonce de candidature est opportune et n’est pas en contradiction, vu que les réformes constitutionnelles et institutionnelles ne sont toujours pas faites comme voulues, il y a quelques mois, par Fabre, Adjamagbo et autres de leurs camarades de lutte, qui de tout temps ont crié à qui veut l’entendre, ""Pas de réformes, pas d’élection"".

Si candidature, il doit y avoir, sans les réformes, alors, pourquoi alors avoir boycotté les législatives ? Ce n’est que la grande interrogation du fou du trottoir d’en face.
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