Nos régions Zio / Projet de développement de la Plaine de Djagblé

Inquiétude grandissante chez les propriétaires et acquéreurs de terres

Publié le vendredi 22 juin 2018, par

La joie et la satisfaction des populations bénéficiaires de la réalisation des travaux du projet de développement rural de la Plaine de Djagblé (qui devra durer 12 mois, ndlr) en passe de céder place à une inquiétude grandissante près des personnes Affectées (propriétaires et acquéreurs des terres). Et ceci, du fait que depuis le lancement des travaux en début d’année jusqu’à ce jour, plus rien comme communication ou information à l’adresse de ces dernières.

C’est en tout cas une inquiétude qui grandit et qui est bien partagée par le MMLK (Mouvement Martin Luther King) du Pasteur Edoh Komi, même si ce dernier reconnait volontiers que ce projet de développement de la Plaine de Djagblé est « très ambitieux, contiendrait des avantages et des profits pour les populations de la localité et de ses environs. Entre autres, le désenclavement de la zone dudit projet, la promotion de la pisciculture et de l’élevage, de la culture du riz et des cultures maraîchères, la construction des infrastructures scolaires et sanitaires, l’accès à l’eau potable et la lutte contre l’insalubrité ».

Pour ce mouvement, si « les populations bénéficiaires n’ont pas caché leur joie et leur satisfaction qui ne seront toutefois effectives qu’avec la réalisation dudit Projet », déjà, de « vives Polémiques surviennent déjà et elles sont relatives au sort des personnes affectées par le projet notamment les propriétaires des terres après le réaménagement » ; des personnes affectées qui auraient solliciter le MMLK car disent-elles « manquer d’informations justes et crédibles pouvant définir avec précision leurs parts dans le projet.

« Aussi, les procédures d’indemnisation ne sont-elles pas tellement claires et les voix s’élèvent pour contester cette opacité. Car, pour les uns, les terres seront retournées aux propriétaires après le réaménagement afin qu’elles soient propices pour les cultures du riz et des maraîchères ; pour les autres, c’est l’expropriation pure et simple des terres et les propriétaires n’ont rien après le réaménagement, ce qui nécessiterait des indemnisations ; pour d’autres encore, les terres seront valorisées par l’État et une partie des revenus sera donnée à chaque saison aux propriétaires en fonction de leur superficie (comme si les terres sont mises en bail) », rapporte le Mouvement qui se fond dans des questions : « A quel niveau de courant de pensées ou d’hypothèses, les indemnisations sont-elles possibles ? Quelle est la part effective des propriétaires en dehors des réalisations publiques ? ». Autres interrogations du MMLK, « l’étude d’impact environnemental est-elle connue des populations riveraines ? Quelles sont les mesures prises pour qu’après les travaux, les populations ne soient pas inondées et affectées négativement ? En d’autres termes, l’étude rassure-t-elle ? ».

En tout convaincu qu’avec ce tableau de diverses spéculations, et la confusion à laquelle les propriétaires des terres sont confrontés, il est difficile « de garantir la sérénité et la stabilité de l’exécution des travaux et que tout mérite d’être clair pour tous », le MMLK « appelle le Comité Interministériel d’indemnisation à lever le voile sur ledit projet pour toute fin utile ». Il demande donc à ce dernier ainsi qu’aux responsables dudit projet de « s’engager rapidement dans une communication efficace de proximité pour rassurer les personnes affectées de la finalité de ce projet ».
T228