Infos Togo Problème d’hygiène et d’assainissement et autres

Handicap International et différents acteurs au chevet du système carcéral togolais

Publié le samedi 26 janvier 2019, par

Les carences, il en existe dans le niveau du milieu carcéral togolais de Lomé à Cinkassé. Et les 34 décès courant 2018 ne sont que la confirmation de ces carences qui, mises bout-à-bout ou empilées rendent parfois invivable la vie dans les prisons du pays.

Pour apporter des corrections à cet état de chose, il a été mis sur pied le Programme d’Appui au Secteur de la Justice. Dans la droite ligne de ce programme, le Consortium Handicap International, Village Renaissance et ANASAP qui a en charge la prison civile de Lomé son environnement et sa population carcérale a réuni autour de lui ce Vendredi à Lomé, en une séance de réflexion autour de ce qu’il y a lieu de faire pour éviter que cette prison qui regorge plus de monde ne devienne un mourroir.

Par cette rencontre, selon le Directeur de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Idrissou Akibou, ils entendent formuler ""une sorte de plaidoyer envers les administrations publiques, le secteur privé, les associations de la société civile ou toute structure qui peut intervenir en vue de l’amélioration des conditions de détention dans notre pays"". Evoquant les difficultés rencontrées dans le milieu carcéral togolais, il a indiqué que ""les prisons du Togo à l’instar des prisons du monde entier ont des difficultés et au nombre de celles-ci nous avons celui de la surpopulation carcérale qui a un impact aussi bien sur l’alimentation, sur la santé, sur la réinsertion et sur la sécurité. Ce sont donc tous ces problèmes inscrits sous différentes rubriques qui ont fait l’objet de partage pour voir dans quelle mesure les structures qui ont pris part à la rencontre de ce Vendredi peuvent ""apporter leur contribution pour qu’il y ait un changement au niveau de nos centres pénitentiaires"".

Chef projet à Handicap international, Phillipe Amouzou-Alolé, dans les détails concernant le PASJ, a informé qu’il s’agit d’un projet d’une durée de 15 mois financé à hauteur de 334.000 euros. Son objectif général, ""est de favoriser la collaboration entre les organisations de la société civile, et spécifiquement. Il vise à corriger les carences au niveau de l’hygiène et assainissement et les questions de santé et le renforcement de l’Administration pénitentiaire pour pouvoir prendre en charge les besoins de la prison civile de Lomé"". Entre autres carences constatées et qui ont amené à mettre sur pied ce projet, il a énuméré celles de l’hygiène et assainissement, la réinsertion socioprofessionnelle des détenus, l’accès à la santé et puis le manque de moyens au niveau de l’Administration pénitentiaire.
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