Infos Togo Pratique de la RSE par la SNPT

Hahotoé et Vogan en veulent plus que les 4 milliards investis en 27 ans !

Publié le vendredi 18 décembre 2020, par Gabinho

C’est le constat l’on pouvait faire à la suite d’une des communications présentées au cours du 4ème panel du 7ème Forum Solidarité Sociale des Travailleurs du Togo qui laisse tomber ses rideaux dans quelques heures au Centre de formation de CSI-Afrique à Agoènyivé dans la banlieue Nord de Lomé.

Au travers de cette communication intitulée « La RSE dans les localités minières du Togo : Quelles perceptions et quelles attentes des communautés hôtes ? » et présentée par Togbui Ehé, chef de village d’Apawuhonu et Porte-parole des communautés hôtes des sociétés minières au Togo, il en ressort que des pas ont été posés pendant les 27 années (allant de 1990 à 2017) et ont coûté pas moins de 4 milliards de F CFA la SNPT. Et ces pas allant dans le sens de la pratique de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) vont de la Construction d’un collège d’Enseignement Général CEG, deux écoles primaire publique A et B, à celle de 06 latrines publiques, en passant par la construction d’un Lycée moderne, d’un dispensaire, d’un marché, d’un stade de football, l’installation de neuf (09) points d’eau, l’Électrification d’une partie du village de Hahotoé et Sadayamé, Subvention périodique de la fête traditionnelle d’un montant variant entre 100 à 200 milles FCFA, la Distribution de Kits scolaires en 2015, Don de vivre à Vodjie en 2018 à l’occasion de l’inondation, Dotation de Sadayamé en eau potable, Recrutement de la main d’œuvre locale ; Mise à disposition d’une trentaine d’emplois, Construction des ponceaux de Vodjie à Kovéto, et l’Electrification de certaines églises et écoles (Eglise : Catholique, Evangélique Presbytérienne, Céleste) pour ce qui est de Hahotoé.
Quant aux réalisations dans la ville de Vogan, et ses environs, la « Tracée de la route Vogan et des villages environnant en 1987 », le « Décapage du site de l’actuel Lycée de VO-Afowimé et tracée de certaines pistes rurales à travers la ville (Vogan-Wogba ; Vo-Koutimé ; Hédjégan,etc.) ».
 
Si ces réalisations de la part d’une société qui visiblement n’avait pas au départ une vraie RSE, sont appréciées à leur juste valeur par les communautés, il y a toutefois à regretter le fait que, « Plusieurs routes et pistes rurales de Hahotoé sont aujourd’hui à l’origine d’une panoplie d’accidents de circulation à cause de leur caractère désuet ; Les 06 latrines construits dans la même localité ne servent pas non plus parce qu’elles ne sont alimentés d’eau ; Les ponts métalliques construits sur le canal de Kini-kondji constituent une source de dangers pour les populations vulnérables pendant les moments de pluies ; Le reboisement le long du tronçon commissariat-Wacem n’a pas servi par manque de suivi et d’entretien ; Tous les forages construits à Tabligbo et à Sika-kondji sont défectueux, parce que les matériels utilisés ne sont pas de qualité ; et Les bâtiments scolaires construits au CEG Kini-Kondji subissent à chaque fois les effets des intempéries ».
 
Une si longue file d’attentes et perspectives des communautés
De l’avis de la tête couronnée, les attentes des communautés hôtes des installations de la SNPT sont bien longues. Il en a retenu entre autres, « l’électrification de tout le canton sans oublier les écoles primaires et publiques qui sont des centres d’écrit de CEPD », « la construction d’un centre culturel doté d’une bibliothèque pour tout le canton », « la rénovation du stade de Football, pour qu’il soit serviable », « l’achat du site de relocation des communautés de Hahotoé », « l’association des autorités locales à la réalisation des projets de développement, « la construction un second CEG pour Hahotoé », « la réhabilitation des établissements scolaires (les clôturer…..etc.) », « l’achat régulièrement de fournitures scolaires aux écoliers et aux élèves », « l’octroi régulièrement de bourses aux enfants », « la dotation du dispensaire de médicament », « la construction d’un un château d’eau à Hahotoé », « le recrutement des Enseignants pour les écoles », « le remblais des anciennes carrières », « la recharge périodique des rues et pistes rurales », « la révision du prix du mètre carré (m2) des terrains exploités et à exploiter », « la réhabilitation des latrines publiques », « la construction d’un centre médical social (CMS) en tenant compte de la population », « l’accompagnement des populations déplacées dans les projets de développement » et « l’embauche périodique les jeunes des villages impactés par l’exploitation ».
 
A l’aune de tout ce qui précède, on peut comprendre que le verre est bien plus qu’à moitié vide pour les communautés quand il s’agit de poser un regard sur l’exploitation faite du gisement de phosphate sur lequel elles sont assises et le profit qu’elles en tirent.
 
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