Infos Togo POLITIQUE / Course pour un 3ème mandat

Habia flingue Ouattara, Condé et la CEDEAO

Publié le lundi 17 août 2020, par Gabinho

Pour avoir eux-mêmes intervenu dans d’autres pays membres de la CEDEAO, faire des propositions pour que l’accalmie s’installe, Nicodème Habia regrette et condamne les décisions des présidents-médiateurs de l’institution qui font feu de tout bois et prêts à marcher sur des corps pour un troisième mandat.

« Fais ce que je dis, ne fait pas ce que je fais ». Voilà ce qu’on peut comprendre du 3ème mandat que les présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara ont décidé de briguer.

Le président national du parti Les Démocrates, Nicodème Ayao Habia estime que la CEDEAO (Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest) n’est pas crédible. « La CEDEAO, c’est un groupe de bandits, des voyous, surtout les présidents francophones », a confié l’opposant dans une interview accordée au journal Le Télégramme du Togo.

En effet, alors qu’il affirmait le 17 Novembre 2017 que « Mugabé doit quitter ses fonctions dans la dignité (…) Il est temps qu’il cède son fauteuil à une nouvelle génération », le président ivoirien a annoncé récemment qu’il briguera un troisième mandat, revenant ainsi sur sa précédente décision de ne pas briguer un mandat de plus.

On se rappelle qu’en 2017, des manifestations populaires réclamant la fin du règne des Gnassingbé ont eu lieu au Togo. L’année suivante, Alpha Condé et Alassane Ouattara s’étaient impliqués dans la résolution de la crise en tant que respectivement co-médiateur de la CEDEAO et consultant dans la crise.
Aujourd’hui, on peut aisément penser que leur soif pour un 3ème mandat aujourd’hui, justifie les raisons de l’échec de la médiation de la CEDEAO au Togo. « Il n’y a rien de sérieux là-bas. C’est pourquoi à l’époque, à la sortie d’une réunion avec la CEDEAO, je l’ai bien dit que le peuple togolais doit prendre ses responsabilités », a indiqué Nicodème Habia.

Pour le président du parti Les Démocrates, une lutte régionale de liberté s’impose. A l’instar des Etats-Unis d’Amérique, l’Union Européenne, les penseurs libres africains dont il fait partie doivent « libérer notre région et surtout commencer par la zone francophone », souhaite-t-il.
Yvette S. /T228