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Habia et les responsables fédéraux de son parti tracent de nouvelles lignes pour la relance de la lutte

Publié le samedi 30 janvier 2021, par Gabinho

Après plusieurs mois d’absence surtout sur toute la période de 2020, l’homme politique, Nicodème Ayao Habia, signe son retour dans l’arène politique togolaise. Et ceci par le truchement d’une rencontre, la première de l’année, avec les responsables fédéraux de son parti à travers le Togo.

Se prononçant au terme de cette rencontre sur le menu, il a signifié qu’il a été surtout question de l’actualité politique togolaise mais aussi de comment leur parti doit poursuivre la lutte pour la libération du Togo.

Entre autres sujets débattus au cours de cette rencontre avec les partisans du parti « Les Démocrates », il a énuméré la Covid-19 et sa gestion au Togo, lui qui a pu observer la gestion faite par des pays occidentaux avant de venir poser son regard sur celle du Togo. « Ce qui est important pour nous, c’est ce qui tue, c’est la Covid-19. Ce que nous avons constaté, c’est le contraire que le gouvernement togolais fait dans le cadre de la lutte contre ce mal. Il fait plus dans la Covid business et de la Covid politique, au lieu de penser au peuple togolais ».

Nicodème Habia s’est insurgé également contre certaines arrestations, le retrait de récépissé du Confrère L’Indépendant Express et le dossier du Petrolegate. « Et Faure Gnassingbé ne dit rien, il ne fait que soutenir la minorité qui pille les richesses de ce pays. On vient d’apprendre par une télévision israélienne que le Togo produit du pétrole. Les Togolais doivent se lever et demander à Faure Gnassingbé de partir parce qu’il fait trop souffrir les Togolais. On en a marre », a-t-il ajouté.

Pour une relance de la lutte, la seule alternative crédible selon lui est que l’opposition togolaise se retrouve d’abord pour parler. « On ne doit pas s’entredéchirer, mais on doit se retrouver pour libérer le Togo. L’opposition doit se retrouver pour repenser sa stratégie de la lutte ». Il épouse donc parfaitement l’idée des états généraux de l’opposition togolaise dans la mesure où d’après lui, les luttes inachevées 1990 et 2017 ont eu leur raison d’être dans le fait que l’erreur provenait des leaders. « Nous connaissons déjà notre ennemi, et c’est le RPT/UNIR. Le problème, c’est le leadership, et c’est ça même qui tue les Togolais, et ceci, plus que la Covid-19. Si on n’arrive pas à achever nos luttes, la faute c’est à la question de leadership. Et ça doit s’arrêter. Si on n’a pas le changement, la faute revient à l’opposition », s’offusque-t-il. Mais en attendant, il formule un avertissement aussi bien aux leaders de l’opposition qu’à tous les Togolais, c’est que Faure Gnassingbé comme tout dictateur, « il n’ira nulle part, c’est au peuple de le chasser ».

Qui devra prendre dès lors la gouverne pour de telles retrouvailles ? Là est la grande interrogation. En attendant qu’elle ne trouve une réponse, l’ancien député, Nicodème Habia a rappelé que le seul vœu qui vaille en ce début d’année, « c’est le départ de ce régime, c’est le changement pour que les Togolais puissent respirer, pour que les Togolais puissent aller à l’hôpital lorsqu’ils sont malades, pour que les Togolais puissent vivre et non survivre. C’est bien là le souhait du parti « Les Démocrates » ».

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