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Habia change de cap

Publié le samedi 6 octobre 2018, par Gabinho

L’opposant togolais en grève illimitée de la faim devant l’ambassade du Ghana à Lomé, a changé d’option. La raisons à découvrir.
Ce changement de stratégie que ses camarades de lutte qui craignaient que le pire ne lui arrive, va certainement les soulager. En effet, Nicodème Habia, président du parti Les Démocrates, membres de la coalition de la C14, a entamé une grève illimitée de la faim il y a deux semaines 4 jours.

Par cette action, il réclame la libération des détenus politiques à l’instar de Messenth Kokodoko, Joseph Eza, tous deux du mouvement Nubueke, Assiba Johnson du REJADD et Foly Satchivi du mouvement En Aucun Cas.

C’est devant les locaux de l’ambassade des USA à Lomé que l’opposant a débuté sa grève. Là-bas, il séjourné pour deux jours pour finalement déposer ses bagages devant l’ambassade du Ghana à Lomé.

Le Ghana et la Guinée Conakry à travers leur président Nana Akufo Addo et Alpha Condé sont les deux facilitateurs dans la crise qui secoue le Togo depuis le 19 août 2017. Ils ont été choisis par la CEDEAO.

La grève illimitée de la faim de Habia est à sa 18ème journée. Mais, à cette étape -18e journée- c’est la cellule de communication du gréviste opposant qui informe l’opinion nationale et internationale du changement intervenu dans la grève du sieur Habia.

Selon le communiqué de cette cellule de communication, « sur insistances et conseils du médecin, ses parents et de sa famille politique, le président commence ce jour à alléger sa grève et à augmenter sa consommation d’eau pour palier à la dégradation de son état de santé ».

Et le communiqué de préciser que le gréviste de la faim « appelle la population togolaise à tenir ferme jusqu’à l’obtention de la libération des prisonniers politiques et ceux de la société civile et le respect de la feuille de route de la CEDEAO ».

Qualifiée de tragi-comédie par les ministres Gilbert Bawara et Yark Damehame, la grève de la faim de Habia est diversement appréciée. Pour certains, il ne s’agit que d’une goutte d’eau dans la mer puisqu’en aucun cas, cette grève n’amènera pas le gouvernement à fléchir pour libérer les détenus. Pour d’autres, la grève de la faim sera payante uniquement que pour son auteur, puisqu’à travers elle, sa côte de popularité va connaître un peu de rallonge dans l’opinion et surtout au sein de la diaspora togolaise.

Rappelons que le Ghana avait envoyé un avion médical pour son évacuation mais les autorités togolaises n’ont pas autorisée l’atterrissage de l’avion pour enfin procéder à l’évacuation. Craignant pour sa vie, des hommes en blouse de la clinique Biasa avaient tenté eux aussi à l’évacuer par la frontière à l’aide d’une ambulance médicalisée mais cette tentative a été empêchée à la frontière pour défaut d’autorisation.
Togotimes
N.B : Article repris grâce au partenariat entre Telegramme228 et Togotimes