Infos Togo Affaire de notes truquées et Revendications des agents de la santé

Grève sèche dans le secteur de la Santé dès demain mardi

Publié le lundi 12 mars 2018, par Gabinho

« L’heure est grave ». A compter de demain mardi, le secteur public de la Santé au Togo sera confronté à une grève sèche. Ainsi en a décidé l’Assemblée générale du SYNPHOT (Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo), tenue ce lundi matin au CHU Sylvanus Olympio de Lomé. Selon les informations qui sont sorties de cette AG, « les patients moins graves devront rentrer chez eux, dès demain », « il n’y aura plus d’admission dans les services et même celui des urgences », « il n’y aura pas d’interne, il n’y aura pas d’infirmiers de garde, il n’y aura rien comme garde... » et enfin, « tous les centres ne fonctionneront pas sauf les services stratégiques... ». Ceci, pour marquer la solidarité envers les personnes visées dans l’affaire dite de notes truquées à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Lomé, et aussi pour réclamer la satisfaction des revendications faites depuis quelques semaines et qui ont obligé le personnel de la santé à entrer en grève à plusieurs reprises.

Pour rappel, « alors que le gouvernement togolais est silencieux depuis plusieurs semaines face aux revendications des agents de la Santé au Togo, le SRI (Service des Renseignements et d’Investigation) de la Gendarmerie nationale n’a pas perdu de temps pour procéder à des garde-à-vue dans le cadre de l’affaire des notes truquées à la Faculté des Sciences de la Santé, à l’Université de Lomé. Ainsi, depuis mardi dernier, le Vice-doyen de la FSS est gardé-à-vue. Il sera rejoint plus tard par le Fils du professeur David Dosseh et aussi une fille étudiante en Pharmacie, dont le père est le chargé de programme au ministère de la Santé, M. Tamakloé. Quant au professeur David Dosseh, il a été convoqué à plusieurs reprises pour y être entendu dans cette affaire », écrivions nous dans un autre article mis en ligne ce jour.

Se sentant visé par cette procédure, le SYNPHOT (Syndicat national des Praticiens hospitaliers du Togo) et les agents de la Santé du Togo ont décidé de prendre des dispositions. Ainsi, ce syndicat sera en Assemblée générale ce Lundi 12 Mars 2018, au CHU Sylvanus Olympio de Lomé et tous les praticiens hospitaliers y sont conviés. Et selon l’un des responsables du SYNPHOT, Gilbert Tsolenyanou, qui intervenait dans le débat ce Lundi matin chez nos confrères de Nana Fm, « l’AG ne se tiendra pas uniquement pour l’affaire Ihou Watéba, mais nous avons des revendications restées lettre morte jusqu’à ce jour. Mais nous le feront en solidarité à cette affaire » qui se passe au niveau de la FSS.

« On n’est pas seulement attaqué, mais on nous salit. Nous sommes en mouvement depuis plusieurs semaines, le gouvernement n’a pas réagi », mais quant il s’est agi de cette affaire, la réaction a été vive, constate le responsable du SYNPHOT. Aussi, assure-t-il, « si on touche de manière maladroite à un praticien hospitalier, le SYNPHOT réagira ».

Dans le cas de cette affaire, il a indiqué « ne pas savoir à quel niveau se situe la fraude ». Et pour le cas du fils de professeur Dosseh et de la fille de M. Tamakloé, deux jeunes gens de 19 ans en Garde-à-vue depuis Vendredi dernier, Gilbert Tsolenyanou s’interroge : « Est-ce un crime d’être enfant de médecin et vouloir faire la médecine ? ».

Tout en voulant toujours connaitre le fond du dossier, il réclame le respect des procédures. « Il y a des procédures, il y a la forme, il faut respecter la forme », rappelle-t-il. Le SYNPHOT réclame donc la libération de professeur Ihou Watéba et des deux jeunes et que la procédure suive son cours normal.

En attendant les résultats de cette AG, des risques d’une grève sèche dans les centres de santé publics du Togo ne sont pas à exclure.
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