Infos Togo Burkina Faso / Entrée au gouvernement de Me Zéphyrin Diabré, une trahison ?

Gnagnon salue et invite « à ne pas transposer le contexte togolais dans le pays des hommes intègres »

Publié le mardi 12 janvier 2021, par Gabinho


Déjà plusieurs jours plus tôt il souhaitait ses vœux aux Togolais les invitant ainsi que les gouvernants à « des actions fortes pour la consolidation de la cohésion et de la paix sociales », et jugeant au passage l’année « 2021 comme une année de consolation pour le Togo ».

Ce mardi, l’ancien Secrétaire national à la Communication des FDR et candidat déclaré à la présidentielle de Février 2021, et actuel président du Mouvement Togo Restauration et Adjoint au Maire de la Commune d’Agbodrafo (Lacs 3), Dr Jean Emmanuel Gnagnon était l’invité de nos confrères de Victoire Fm pour décortiquer l’actualité politique au Togo et dans la sous-région.

De l’actualité sous-régionale, celle qui a le plus interpellé Dr Gnagnon, ce fut l’entrée au gouvernement du Chef de file de l’opposition au Burkina Faso. Resté en contact avec ce dernier et bien au parfum de l’actualité de ce pays voisin du Togo, au Nord, il dit ne pas être surpris. « Si l’Ainé Me Zéphyrin Diabré alias Le Lion, est aujourd’hui nommé ministre d’Etat, ministre en charge de la Réconciliation nationale et de la Cohésion nationale, c’est justement parce que le contexte politique au Burkina Faso a justement milité beaucoup en faveur de ce choix-là », a analysé l’adjoint au Maire de la Commune de Lacs 3.

Et à ceux qui y voient en cette entrée au premier gouvernement Kaboré II, une sorte de trahison du peuple burkinabè par ces opposants du régime, Gnagnon a un autre regard et conseille « à ne pas transposer le contexte togolais qui normalement aujourd’hui doit beaucoup évoluer, dans le pays des hommes intègres ». « Le Burkina laisse aujourd’hui à l’histoire un certain nombre d’indices marquants et saillants qu’il faut absolument arborer comme de bonnes pratiques démocratiques », a-t-il poursuivi.

« Opposant, c’est s’opposer radicalement, dire non à chaque fois », cette assertion, Dr Jean-Emmanuel Gnagnon s’inscrit en faux contre elle. « Il faut dépasser cette étape-là. Les nations africaines ont besoin d’avancer. Et il faut de l’entente et la cohésion nationale pour asseoir le développement », renseigne-t-il.

Il reste convaincu de ce que cette appréhension de la chose politique, est la voie de salut indispensable pour les Togolais et y voit le fait que « notre pays a besoin de motivation, de charisme et c’est par des messages forts qu’on peut toucher les consciences ».

Il a au passage rendu un hommage à Soumaïla Cissé, l’opposant malien décédé le 25 Décembre dernier.
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