Infos Togo Discrimination positive de Faure Gnassingbé en faveur des jeunes entrepreneurs.

Gerry Taama relève trois obstacles majeurs

Publié le mardi 16 janvier 2018, par

Ils ont pour noms, ""la complexité des appels d’offre de l’Etat"", ""le financement des offres"" et "" les délais de paiement du trésor public"". Décortiquant la mesure phare de Faure Gnassingbé dans son adresse à la nation le 03 Janvier dernier, d’""accorder 20% des marchés publics aux jeunes entrepreneurs"", l’homme politique et également opérateur économique, Gerry Taama qui s’’est félicité de la mesure, car étant ""très sensible à la problématique de l’emploi des jeunes (70 000 arrivent sur le marché de l’emploi toutes les années)"", pense cependant que, ""aussi louable et noble qu’il puisse l’être, cet engagement risque de faire long feu s’il n’est entouré de réformes (on y revient) structurelles importantes. Trois obstacles majeurs sont à prévoir"".

Il s’agit d’après lui premièrement de ""la complexité des appels d’offre de l’Etat"". Sur ce premier obstacle, il indique, ""nous ne cesserons jamais de le dire, il faut décentraliser pour que le premier interlocuteur des PME et TPME soient les collectivités territoriales. Les appels d’offre des ministères et autres grandes directions sont complexes et lourds. Souvent, il faut acheter le dossier, entre 25000 et plus de 100 000 francs. Les dossiers techniques à fournir sont complexes et nécessitent parfois l’intervention de services tiers. Si l’administration ne met pas en place un service pour accompagner les PME et PMI des jeunes à mieux répondre aux obligations techniques de ces appels d’offre, l’initiative présidentielles fera pschitt"". Second point d’obstacle de par son analyse de situation, il y a ""le financement des offres"". Gerry Taama juge que ""l’Etat ne donne pas d’avances. Tu réalises et on te paie. Or les jeunes ont peu de réserves en trésorerie pour autofinancer leur service ou fournir leurs produits. Les banques et autres institutions financières sont trop tatillonnes, exigent des garanties que souvent les jeunes n’ont pas. Il faut trouver peut être une garantie souveraine, de la part du ministère du développement à la base. Autrement, là aussi, les gens vont gagner les marchés et être incapable de les exécuter"".

Enfin, autre point de l’analyse du président du NET, c’est sur ""les délais de paiement du trésor public"". ""A titre personnel j’ai cessé de prendre des marchés public à cause de ces délais. Parce que même si vous parvenez à obtenir de votre banquier une avance après présentation du bon de commande, cette avance ne couvre souvent qu’une période de trois mois. Et le trésor public peut même parfois mettre une année avant de vous payer. Le temps de vous payez, les intérêts de la banque ont avalé votre bénéfice. C’est un paramètre à prendre en compte. Les paiement sur fonds dédiés des ministères et autres directions sont rapides. Pas au trésor où souvent il faut connaitre quelqu’un, qui bien entendu prend son taméa"", évoque-t-il.

Toutefois, reconnait encore Gerry Taama, ""l’initiative reste intéressante"" mais, il faut à son avis, faire des ""réformes structurelles"", pour éviter à ""beaucoup de jeunes qui ne savent pas comment ça fonctionne de fermer boutique"".

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