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Et enfin, UNIR répond sèchement à Mgr Kpodzro

Publié le samedi 25 janvier 2020, par Gabinho

"Ce monsieur est en mal de visibilité politique aujourd’hui. J’ai beaucoup de respect pour les Églises et les hommes de Dieu. Mais cet hommes a trois problèmes”. Voilà ce à quoi se résume le commentaire fait par le parti régime en place de Mgr Philippe Fanoko KPODZRO qui brave vents et marrés depuis quelques temps pour la candidature unique de l’opposition et l’alternance au prochain scrutin présidentiel.

Le commentaire se poursuit pour développer les trois problèmes dont souffrirait l’homme de Dieu. Le parti au pouvoir estime qu’il “a le regret et la réminiscence des échecs connus dans sa vie”, ensuite il est “un homme politique mais qui a utilisé l’église ou la soutane comme masque”, et enfin il “est en concurrence avec Mgr Barrigah qui a par contre réussi sa mission à la CVJR”.

Christian TRIMUA (militant de UNIR) est l’auteur de ces commentaires qu’il a faits sur la télévision NEW WORD TV dans l’émission NEW WORD FORUM enregistré le 15 décembre dernier.

Avant de détailler les trois problèmes qu’il avait soulevés, le ministre des droits de l’homme et chargé des institutions de la république s’est moqué du message d’alerte que le prélat avait entretemps lancé sur le fait qu’il serait menacé par la présidence de la république et il avait appelé à témoins l’opinion nationale et internationale si jamais quelque chose lui arrivait.

“Si Faure Gnassingbé qui a toutes les forces en main veut faire mal à quelqu’un, va-t-il donner un préavis ?”, s’est interrogé M. TRIMUA. Et même si cela pourrait être possible, il estime que ce n’est à l’encontre de Mgr Kpodzro. “Quel intérêt de toucher a quelqu’un qui lui-même est déjà en fin de vie ?”, a-t-il poursuivi dans ses interrogations.

En effet, sur le problème numéro 1, il se dit que Mgr Kpodzro regrette d’avoir fait échouer la conférence nationale souveraine.

“On n’avait pas choisi un homme de Dieu par hasard pour diriger cela ; c’est parce que nous pensions qu’il avait suffisamment de sagesse et de recul. Nous avons fait confiance en un homme de Dieu parce qu’il devait avoir la hauteur d’esprit que nous autres profanes, nous n’avions pas. Mais, Mgr Kpodzro a échoué juste parce qu’il s’est ramené plus bas que nous”, a démontré à sa manière Christian TRIMUA.

Dans la foulée des échecs, il acuuse également l’ancien archevêque de Lomé d’être en concurrence avec son actuel successeur Mgr Anani Barrigah-Benissan.

“Avec le succès de Mgr Barrigah-Benissan à la tête de la CVJR face à des échecs a la conférence nationale souveraine, il a préféré occuper la scène politique pour faire obstacle à l’émergence de Mgr Barrigah-Benissan. Pour preuve, l’annonce de la nomination de Mgr Barrigah-Benissan comme nouvel archevêque de Lomé a été étoffée par son affaire de mobilisation des sept milliards et de candidature unique de l’opposition”, expliquait M. TRIMUA dans l’émission NEW WORD FORUM.

Mgr Kpodzro est enfin étiqueté d’être plus un homme politique qu’un homme religieux.

“C’est un homme politique qui utilise juste l’église ou la soutane comme masque. Et avec ça, l’église catholique gagnerait à le remettre à l’ordre et a la faire très vite pour sauver son unicité mise en cause. N’oublions pas qu’au sein de l’église catholique il y a aussi des militants de UNIR qui doivent aussi recevoir des messages de Dieu de ces hommes. Quel acceuil réserveront-ils finalement aux messages dans cette situation ?”, poursuivait l’invité de Gilles Bocco dans l’émission.

Un des objectifs de cet engagement de Mgr Kpodzro est d’aider les togolais a parvenir a l’alternance. Position bien ambiguë du point de vue du régime en place.

“Il n’appartient pas à un homme de Dieu de créer l’alternance. Mais, il doit aider à créé les conditions d’une élections transparente, sincère, acceptées de tous et que le résultat soit opposable à tous, peu importe celui qui gagne”, trouve à dire Christian TRIMUA.

“Que les hommes de Dieu restent à leur place et soient nos médiateurs en crise politique afin de nous aider à faire une belle performance et non se substituer aux hommes politiques”, demande-t-il au prélat et à tous les religieux.