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""En Aucun Cas"" réclame son Satchivi et annonce des manifestations dans six villes du Togo

Publié le mardi 28 août 2018, par

Dans une déclaration narrative des circonstances dans lesquelles leur 1er porte-parole, Foly Satchivi avait été interpellé la semaine dernière, le Mouvement ""En Aucun Cas"" et d’autres associations soeurs ont relevé ce jour que cette arrestation n’est au final qu’ ""un grotesque montage, n’ayant d’autres but que de noyer le 1er porte-parole, Monsieur Foly SATCHIVI et partant le mouvement EN AUCUN CAS et tous les défenseurs des Droits Humains"". Ces associations fondent leur argumentaire sur l’assertion selon laquelle, ""qui veut noyer son chien l’accuse de rage"" et que ""dans le cas d’espèce, il ne s’agit pas d’un chien mais d’une personne qui, pour le gouvernement est devenu trop dérangeant"".

""Convaincu qu’il s’agit véritablement d’une arrestation exemplaire et d’un plan visant à museler les défenseurs des droits humains"", l’ONG action S.U.D, Solidarité Planétaire, la LTDE et de toutes les organisations membres du Mouvement EN AUCUN CAS prient "les leaders d’opinion et les voix dissidentes, de bien vouloir user de tous les moyens dont vous disposez pour mettre fin à cette cabale judiciaire et pour que justice soit faite à monsieur Foly SATCHIVI, qui déjà, avait subi une situation identique en juin 2017 lors d’un procès controversé à la suite duquel il fut condamné à 12 mois d’emprisonnement avec sursis"".

En attendant que ces leaders d’opinion ne mettent en branle leurs plaidoiries, on annonce l’introduction d’ ""une demande de mise en liberté provisoire"" déposée depuis hier lundi par Me Raphaël KPANDE ADZARE en faveur de Foly Satchivi. La décision du juge est donc attendu pour ce mercredi 29 août 2017.

En cas d’avis contraire à quelque libération, les organisations membres du Mouvement EN AUCUN CAS, les familles, parents, amis et combattants de la liberté projettent des manifestations d’envergure ce samedi 1er septembre 2018 dans six (6) villes du Togo (Lomé, Afagnan, Amégnran, Aného, Kara et Lomé) pour demander sa libération, celle d’ASSIBA JOHNSON, des membres de NUBUEKE, des manifestants arrêtés et de Kpatcha GNASSINGBÉ.
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