Infos Togo Contre la réquisition de 48 mois

""En Aucun Cas"" réclame justice pour Satchivi

Publié le jeudi 10 janvier 2019, par Gabinho

C’est ce qui se comprend d’un nouveau message adressé aux Togolais par ce mouvement dont le jeune Foly Satchivi est le premier porte-parole.

""De toute façon, nous demandons au juge de tout faire pour que notre camarade puisse être libéré le mercredi 16 janvier 2019 et demandons à toute la population de se mobiliser pour le lui marteler"", c’est ce qu’indique un communiqué de ce mouvement qui rappelle au passage que ""le procureur, même en l’absence d’une seule petite preuve a requis contre le camarade porte-parole une peine d’emprisonnement de 48 mois soit quatre (4) ans"".

Voici le communiqué de ce mouvement

COMMUNIQUÉ RELATIF AU PROCÈS DE SATCHIVI

Foly SATCHIVI a comparu, mais le verdict ne sera pas connu avant le 16 janvier 2019.

Comme prévu, le camarade Foly SATCHIVI a comparu ce mercredi 09 janvier 2019 devant le tribunal correctionnel de Lomé.

Débuté à 8H30, ce procès s’est terminée à 16H sans qu’un verdict définitif soit prononcé par le juge.

En effet, le juge, après avoir entendu les allégations visiblement mensongères du procureur, qui était incapable de prouver la culpabilité du camarade et les arguments motivés de Foly SATCHIVI et de ses avocats (Me KPANDE-ADZARE, Me Célestin AGBOGAN et Me DOVI), le juge a décidé de rendre son verdict le mercredi prochain, c’est-à-dire le 16 janvier 2019.

Mais s’il est une chose qui a pu retenir toutes les attentions, c’est bien l’incapacité du procureur à démontrer que Foly SATCHIVI est coupable de ce qu’il lui reproche et la confirmation que ce dernier n’est victime, en fait que d’une arrestation arbitraire.

Au lieu de dire à toute l’assistance et au juge à quel moment précis et comment Foly SATCHIVI a fait l’apologie et la provocation aux crimes et délits, a incité au soulèvement populaire et a opposé une résistance violente à l’action des forces de l’ordre, le Procureur s’est simplement contenté d’affirmer que Foly SATCHIVI lui-même voulait être arrêté le jour là afin de faire parler de lui et n’a pu présenté, comme preuve que quelques captures d’écran de messages bizarres signés au nom de Foly SATCHIVI, publié par un numéro inconnu dans des groupes dont Foly lui-même n’est pas membre et un document saisi et non signé qui en aucun cas ne pouvait faire foi.

Par contre, les avocats de Foly et lui-même ont au fur et à mesure de la procédure justifié leurs allégations avec des preuves tangibles et palpables.

Pour le reste, ce procès n’est plus ni moins qu’un procès de la honte, une cabale judiciaire contre Foly SATCHIVI et un coup monté, qui malheureusement a été révélé au grand jour.

Au regard de tout ce qui a été dit aujourd’hui, Foly SATCHIVI ne méritait même pas de passer encore une journée dans cette prison mais puisque le juge veut prendre huit (8) jours pour trancher ce qui est déjà très clair, alors attendons tous de voir ce qui va se passer le mercredi 16 janvier 2019 dans la grande salle du tribunal de Lomé.

De toute façon, nous demandons au juge de tout faire pour que notre camarade puisse être libéré le mercredi 16 janvier 2019 et demandons à toute la population de se mobiliser pour le lui marteler.

Rappelons, pour finir que le procureur, même en l’absence d’une seule petite preuve a requis contre le camarade porte-parole une peine d’emprisonnement de 48 mois soit quatre (4) ans.

JUSTICE POUR SATCHIVI.

Fait à Lomé, le 09 janvier 2019

Le Comité Exécutif du Mouvement EN AUCUN CAS