Infos Togo Après la condamnation de Satchivi

En Aucun Cas n’abdique pas !

Publié le jeudi 17 janvier 2019, par

Depuis hier mercredi, le premier porte-parole du mouvement En Aucun Cas, Folly Satchivi jeté en prison depuis Août 2018, alors qu’il tentait d’animer une conférence de presse à Lomé, est fixé sur son sort. Il a été condamné à 36 mois de prison dont 12 avec sursis. Une condamnation qui suscite indignation de la part du mouvement dont cet activite en est un des portes-paroles.

Pour ce mouvement, ""il est clair que la vraie raison de l’arrestation et de la condamnation de SATCHIVI est à chercher ailleurs"" et ""la conférence de presse n’était qu’un prétexte pour faire payer à ce combattant intègre et honnête le prix de son refus de se faire corrompre, son engagement pour la démocratie, l’alternance, le changement et son implacabilité contre toute conte toute velléité de quatrième (4ème) mandat"".

Au vu de ce qui précède, En Acun Cas avertit : ""Foly SATCHIVI est peut-être aujourd’hui en prison. Mais qu’ils sachent que d’autres SATCHIVI sortiront de tous les coins du pays. Les idéaux et les valeurs que défend le camarade Foly SATCHIVI étant encore vivante""
Dans les lignes qui suivent, le contenu du communiqué de ce mouvement sur la condamnation de son premier porte-parole.

COMMUNIQUÉ RELATIVE À LA CONDAMNATION INJUSTE DU CAMARADE FOLY SATCHIVI

Devant le tribunal correctionnel de Lomé ce mercredi 16 janvier 2019, le camarade Foly SATCHIVI, lors d’une comparution qui n’a pas duré une minute (1mn) a été injustement condamné à 36 mois d’emprisonnement dont 12 avec sursis. Il ne sortira donc qu’en août 2020.

En effet, le juge POUTOULI, dans sa décision inique et illégale l’a déclaré non-coupable du principal fait pour lequel il avait été arrêté le 22 août 2018 (RÉBELLION) et déclaré coupable des faits imaginaires inventés contre lui par le procureur de la République deux jours après son arrestation et que lui-même n’a été en mesure de prouver lors du procès ( Trouble aggravé à l’ordre public et apologie aux crimes et délits).

Il apparaît, à la lumière de cette décision fantaisiste et hasardeuse du juge que la conférence de presse n’était, en réalité qu’un alibi pour empêcher le camarade Foly SATCHIVI de poursuivre sa mission d’éveil et de conscientisation du peuple et son combat pour la démocratie et un Togo libre, prospère et épanoui. Sinon comment comprendre que le juge dise finalement qu’il n’a nargué ou violenté aucun force de l’ordre comme l’a prétendu le ministre Yark sur RFI mais le condamne, toutefois pour avoir, plus de deux semaines avant son arrestation traité Faure GNASSINGBE d’incompétent et de sanguinaire.

Autrement dit, si Foly SATCHIVI n’était pas arrivé sur les lieux de la conférence le 22 août 2018, on l’aurait jamais arrêté. Puisqu’à ce jour aucun mandat d’arrêt ni aucun soit transmis n’a été émis contre lui.

Il est clair que la vraie raison de l’arrestation et de la condamnation de SATCHIVI est à chercher ailleurs. En tout cas, seuls Faure GNASSINGBE et ses bourreaux déguisés en juge et procureur peuvent nous le dire.

S’il est une hypothèse qui soit possible, c’est que le camarade Foly SATCHIVI est victime de son intelligence, de sa clairvoyance, de sa capacité de mobilisation et de son éloquence. Le procureur l’a lui-même d’ailleurs déclaré lors du procès.

C’est donc son intelligence, son éloquence et sa capacité à mobiliser des milliers de personnes même à KARA, le prétendu fief de Faure GNASSINGBE qui l’ont rendu indésirable.

Il doit donc être clair pour tous que Foly SATCHIVI, comme toujours était dans le viseur de Faure GNASSINGBE. Il faisait partie des bêtes noires qu’il fallait à tout prix supprimer pour rendre possible son quatrième (4ème) mandat.

La conférence de presse n’était qu’un prétexte pour faire payer à ce combattant intègre et honnête le prix de son refus de se faire corrompre, son engagement pour la démocratie, l’alternance, le changement et son implacabilité contre toute conte toute velléité de quatrième (4ème) mandat.

Cela se lit d’ailleurs très clairement dans la décision du juge, puisque qu’on a tout fait pour que celui-ci ne sorte qu’après les élections présidentielles de 2020.

Nous remercions le pouvoir en place d’avoir au moins reconnu que tant que Foly SATCHIVI serait libre de ses mouvements, Faure GNASSINGBE ne fera jamais un quatrième mandat.

Mais c’est sans compter sur l’engagement des autres membres du Mouvement et des millions de Togolais qui l’ont désavoué lors de la tragi-comédie électorale du 20 décembre.

Foly SATCHIVI est peut-être aujourd’hui en prison. Mais qu’ils sachent que d’autres SATCHIVI sortiront de tous les coins du pays. Les idéaux et les valeurs que défend le camarade Foly SATCHIVI étant encore vivante.

Nous demandons, pour se faire à tous les camarades et à tous les combattants de la liberté de ne pas se laisser abattre par cette décision inique et fantaisiste qui fera bientôt l’objet d’un appel et sera transposé dans toutes les grandes instances du monde.

Continuons le combat

Pleurons ! Hurlons ! Compatissons aux peines et douleurs de notre camarade et de sa famille. Mais après avoir pleuré n’oublions pas : Reprenons le combat pour la libération du Togo afin que plus jamais nul ne fasse plus plus de deux mandats, ne torture les faibles et n’emprisonne les innocents.