Infos Togo Demande de comptes aux ex-présidents de délégation spéciale

Edoh s’attend à tout sauf des comptes crédibles

Publié le mardi 24 septembre 2019, par Gabinho

L’élu de Golfe 2, Edoh Komi et son mouvement, le MMLK (Mouvement Martin Luther King) sont dubitatifs sur la crédibilité des comptes demandés aux ex-présidents de délégation spéciale, par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales. Voici la réaction du MMLK sur la question…

MMLK / DEMANDE DE COMPTES AUX EX PRESIDENTS DE DÉLÉGATION SPÉCIALE : POUR QUELS RÉSULTATS CRÉDIBLES ET EFFICACES APRÈS 3 DÉCENNIES DE GESTION ?

Après les élections locales ayant conduit aux élections des maires et de leurs adjoints, il est désormais évident que l’ère des délégations spéciales est révolue après plus de 3 décennies d’exercice à la tête des communes et des préfectures.
Au terme de ce processus dont les nouveaux élus sont attendus très prochainement avec les conseillers municipaux, il vient d’être demandé aux autorités municipales sortantes faire des comptes pour prouver soit la transparence ou l’opacité de leur gestion.

Cette décision du ministre de l’administration territoriale est louable en soi mais elle est venue trop tardive et semble être un effet d’annonce duquel l’on ne pourra pas attendre de résultats crédible selon le MMLK à quelques jours du passage du témoin aux nouveaux élus. Alors que le Mouvement Martin Luther King et d’autres associations de la société civile n’ont jamais cessé non seulement de dénoncer les abus, les détournements et les malversations économiques de ces présidents de délégation mais aussi de demander des audits de leur gestion globale, les gouvernants ont fait sourdes oreilles jusqu’à présent. Les cas de la région maritime dont la préfecture du Golfe sont très préoccupants avec référence au rapport de la Cour des Comptes du Togo.

Même si le Mouvement Martin Luther King apprécie cette décision, il constate qu’elle est légère et isolée et n’est pas de nature à inquiéter les dirigeants sortants des communes qui se considèrent souvent comme des BARONS DU RÉGIME. Tôt ou tard, ils répondront de la gestion faite des communes devant les tribunaux pour des périodes données.

Le MMLK saisit cette occasion pour exhorter les maires, les adjoints et les conseillers municipaux à faire preuve de gestion transparente et idéale de leurs communes pour l’intérêt de leurs populations.

Lomé, le 23 septembre 2019

MMLK / LA VOIX DES SANS VOIX